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Info AQANU

 

Mot de la présidente
   Denise Girard

Bonjour à tous,

Jusqu’à ce jour, le conseil d’administration a tenu deux rencontres qui ont eu lieu les 9 février et 31 mars.

Le CA a souhaité cette année se déplacer en autant que faire se peut pour tenir ses réunions dans les régions. Il nous est apparu intéressant de jumeler nos rencontres avec des événements particuliers organisés par les régions. Aussi le 31 mars dernier, nous avons tenu notre 2e rencontre à Gatineau alors que cette région donnait son brunch annuel. Vous trouverez dans cette édition de l’Info-AQANU le texte de la conférence de M. Jean-Claude Gagnon qui a été parrain de projet et qui a fait part à l’assistance de son extraordinaire expérience. Nous comptons tenir une rencontre à Victoriaville le 22 septembre prochain alors que cette région organise son souper annuel. S’il y a d’autres régions qui organisent des événements particuliers et qui aimeraient inviter le conseil d’administration, n’hésitez pas à nous en faire part.

La prochaine rencontre du CA aura lieu à Montréal au Centre 7400 le vendredi 1er juin. Le Comité de réflexion stratégique sera en rencontre le lendemain. Par ailleurs, nous recevons présentement d’excellentes nouvelles d’Haïti concernant une grande amélioration quant au climat d’insécurité qui y règne. Ces nouvelles amènent beaucoup d’espoir sur les possibilités d’organiser à nouveau un stage en Haïti. À sa rencontre du mois de février le CA adoptait une résolution pour permettre au Comité du stage de rechercher de nouvelles avenues pour l’organisation d’un stage. Nous espérons que le budget alloué permettra au Comité de trouver une alternative intéressante pour permettre à l’AQANU d’assurer sa mission d’éducation par une démarche terrain.

Le comité de projet a déposé une demande pour trois projets pour le Fonds Volontaire de l’ACDI. Les trois projets suivants ont été acceptés :

1. «Alphabétisation des membres des banques communautaires de Pilate»

Responsable : Ricardo Dorcal (budget total de 190,961 $ Can)

2. « Activités de reboisement et de conservation de sols à Furcy »

Responsable : Alain Talbot (budget total de 180 931 $ Can)

Ce projet a été déposé à l’ACDI le 28 février. Il fait l’objet d’un partenariat avec le groupe Solidarité Sud-Haïti qui a accepté d’injecter 25% du budget requis pour financer le projet (l’ACDI contribuant son 75%)

3. « Projet d’activités avec différents groupes de paysans : projet PSST »

Responsable : Emilio Bazile.

La documentation et les formulaires de l’ACDI sont en préparation.

Le comité de réflexion stratégique compile présentement les données recueillies suite au sondage. Nous espérons recevoir bientôt des recommandations sur les actions à poser pour permettre à l’AQANU de maximiser ses ressources. Rappelons que celles-ci sont essentiellement bénévoles. Cette caractéristique qui nous est particulière a été notre grande richesse depuis plus de 30 ans.

Longue vie à l’AQANU!!

Denise Girard
 
Dans cette édition
Samedi le 31 mars 2007,  Jean-Claude Gagnon, responsable du projet d’un Centre Communautaire à Lory a été le conférencier au déjeuner-bénéfice de l'AQANU en Outaouais. Le témoignage qu’il a livré a été bien accueilli par les convives. Cette conférence a été publié sur le site web de l’AQANU dans la section :  région Outaouais à l’adresse suivante : http://www.aqanu.org/outaouais.htm.

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Le processus de planification stratégique, qui s’est enclenché suite à l’Assemblée générale annuelle du 11 novembre 2006, se poursuit à bon rythme.

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Jean-Claude Gagnon
   

Dans d’autres organismes membres de l’AQOCI

 

01/05/2007 Nouveau!

La Quinzaine du commerce équitable (Équiterre)

Du 1er au 15 mai 2007

 

02/05/2007

Soirée bénéfice

Soirée Solidarité Guatemala (PAQG)

 

03/05/2007 Nouveau!

Soirée de Lancement de la Quinzaine équitable 2007 à Québec (Plan Nagua, Carrefour Tiers-Monde, Équiterre et Équita)

 

05/05/2007 Nouveau!

Journée Brésil - Québec 2007

Pauvreté : connaître les causes et les impacts au Brésil et au Québec (Entraide missionnaire)

06/05/2007 Nouveau!

Dans le cadre de la Quinzaine du commerce équitable 2007

Conférence-dégustation Pour un vrai bon café! (Plan Nagua)

 

07/05/2007 Nouveau!

Cocktail sur le thème de l'alphabétisation

L'alphabétisation au cœur du développement (CECI)

 

11/05/2007 Nouveau!

Dans le cadre de la Quinzaine du commerce équitable 2007

Projection du film Black Gold (Plan Nagua)

12/05/2007 Nouveau!

Dans le cadre de la Quinzaine du commerce équitable 2007

Foire à la consommation responsable (Plan Nagua)

 

17/05/2007

Spectacle bénéfice

Soir de la Terre 2007 (Équiterre)

 

08/06/2007

Tour du Lac Promutuel pour le Burkina Faso (CSI – Saguenay Lac-Saint-Jean)

 
DÉJEUNER-BÉNÉFICE DE LA FONDATION AQANU EN OUTAOUAIS

 

Dr. Emilio Bazile

 

Merci Emilio !

 

D’abord je dois vous dire que je suis un peu dans l’embarras ce matin.

En effet, en vous regardant, je réalise qu’il y a beaucoup de personnes et de personnalités importantes dans cette salle.

Si je salue chacun individuellement, je n’aurai plus de temps pour parler de Lory.

Alors, sans plus tarder, BONJOUR À TOUS.

Merci au comité du déjeuner de m’avoir invité à vous adresser la parole.

C’est un grand défi que vous me lancez en demandant de résumer en quelques minutes cinq années de travail dans le projet d’implantation d’un Centre Communautaire à Lory.

Aujourd’hui, loin de moi la prétention de vous offrir une conférence, dans ma tête un conférencier c’est un expert, un spécialiste.

Disons plutôt que je tenterai de livrer un témoignage, cela me permettra de parler de notre vécu dans ce projet.

Groupe de bénévoles responsables de l’organisation du déjeuner

 

Lors de ma première mission en Haïti, j’ai remarqué que les rues de Port-au-Prince étaient bondées de blocs de ciment, d’amas de sable et de gravier ; alors je me suis dit qu’il y avait beaucoup d’espoir en Haïti parce que la ville était en reconstruction.

À ma deuxième visite, désolation, les amoncellements de ciment, de sable et de gravier sont encore plus imposants. Les citadins sont-ils engagés dans une opération de démolition? Je ne sais pas !

Cependant, un beau souvenir refait surface, je me rappelle, il y a de cela quelques décennies, des visiteurs y allaient en touristes, dans notre cas nous y sommes allés à tout risque, mais c’était un beau risque !

Ce matin, je pourrais disserter sur la situation catastrophique d’Haïti, vous présenter un tableau déprimant de ce pays, vous entretenir sur le combat quotidien des paysans pour leur survie, vous parler des groupes rebelles qui menacent constamment la sécurité publique ou tout simplement remettre en cause les actions et les inactions politiques des dirigeants.

J’ai même le droit de fournir mille excuses pour ne pas venir en aide à ce peuple. Par contre, en regardant de plus près cette situation alarmante, j’ai de 8 à 9 millions de bonnes raisons de travailler avec les Haïtiens.

En effet, quand on foule le sol d’Haïti on est vite confronté aux besoins primaires de ces gens. La manifestation de leurs piètres conditions de vie nous dicte un engagement plus concret envers ces personnes qui sont aussi nos frères.

Il y a de la vie en Haïti, c’est pourquoi je choisis de vous adresser un message rempli d’espoir.

Et maintenant, je vous propose un voyage à Lory. Qu’en dites-vous? Ah! j’ai oublié, c’est un voyage dans votre tête évidemment, comme sait si bien le faire le conteur québécois Fred Pellerin.

Quant à Pauline et Germaine, je sais que vous le ferez dans la réalité, sur le long chemin qui mène à Lory.

Voilà, c’est parti! Nous décollons de Dorval à destination de Port-au-Prince. Nous passons la nuit dans la capitale, plus précisément à Villa Manrèse. Tôt le lendemain matin un avion nous transporte à Jérémie. Nous passons quelques jours à l’évêché pour échanger avec les responsables locaux du projet.

Un beau matin, nous montons dans une voiture à quatre roues motrices pour nous rendre à Lory. Nous franchissons les huit premiers kilomètres et atteignons le village de Marfranc qui est situé sur le bord de la Rivière Grande-Anse. Attention, l’aventure va bientôt commencer! La voiture s’engage dans la rivière, l’eau ruisselle sur le plancher du véhicule, la force du courant nous fait dévier quelque peu de notre trajectoire, à ce moment-là une grande peur nous envahit…

Finalement, nous arrivons de l’autre côté de la rivière au pied des montagnes escarpés. Encore huit kilomètres à parcourir et nous serons à Lory.

Le chauffeur nous conduit sur des pentes abruptes : à droite, c’est la montagne et ses éboulis de roches, à gauche, ce sont les précipices des vallées profondes de la région des Iles Blanches. Nous avançons très lentement sur ce petit sentier de roches : heureusement, il ne pleut pas aujourd’hui, sinon, il faudrait rebrousser chemin car durant les orages cette route devient une rivière en cascades.

Après deux heures d’émotions fortes, nous voici rendus à Lory. Germaine et moi essayons, tant bien que mal, de nous calmer, mais, c’est peine perdue parce que Pauline, traumatisée par ce périple, ne pense qu’au retour et ne cesse de répéter : « Vous savez, il faudra qu’on retourne dans ces montagnes et il nous faudra encore traverser la rivière. »

Ah, tu nous énerves Pauline mais, tu sais, on t’aime quand même…

Parlons un peu du Centre Communautaire. C’est en 2002 que le curé de Lory est venu nous adresser cette demande. Par la suite, nous sommes allés sur les lieux procéder à une étude de faisabilité basée sur les priorités énoncés par la population.

À Lory, il n’y a pas de source d’eau, pas d’électricité, pas de soins de santé, on y découvre quelques écoles sous les branches des arbres.

Questionnés à propos du premier choix à satisfaire à travers leurs priorités les paysans répondent à l’unisson: « nous avons faim du pain de l’éducation. »

À date, la construction du Centre est presque terminée. La bâtisse comprend sept salles de classes et un dispensaire de santé. On l’utilise également pour des activités sociales, culturelles et sportives.

En éducation :

- Chaque local de classe est équipé de bancs, de chaises et de tableaux. Ce sont les paysans qui ont meublé ces locaux.

- Au primaire, de la 1e à la 6e année, nous comptons 215 élèves ;

- Au secondaire, 245 élèves de la 7e à la 10e année reçoivent leur formation à

- Lory alors qu’auparavant ils devaient fréquenter les écoles de Marfranc et de Moron situés à plusieurs heures de marche de Lory.

- Le Ministère reconnaît l’école de Lory et les élèves des 7e et 9e années sont admis aux examens nationaux de sanction des études.

- Les professeurs reçoivent de la formation donnée par des conseillers pédago

- giques sur des thèmes bien précis.

- L’inspecteur de la zone et le censeur de l’école font aussi des interventions éducatives.

- Actuellement, les sept locaux de classe du Centre ne suffisent plus à loger tous les élèves, il faut encore utiliser la vielle Chapelle parce que la clientèle étudiante ne cesse d’augmenter depuis l’implantation du Centre Communautaire.

En santé :

- L’organisme Prèd Caritas1 a fourni le mobilier pour équiper le dispensaire. Sa clinique mobile se rend à Lory pour soigner les maladies telles que : malaria, typhoïde, pneumonie.

- Des cliniques de vaccination se tiennent également au dispensaire.

- Une infirmière a élaboré un programme de prévention, de nutrition et d’hygiène qui est communiqué aux élèves par les professeurs.

Le 3e volet favorise une foule d’activités.

Musique, danse, lecture, soccer, réunions de parents, de scouts, de chorale, jeu de cartes, de domino, …

On peut même assister à la projection de films sur un écran de télévision à l’aide d’un magnétoscope et d’une génératrice à gaz.

À date, les paysans ont eu droit à deux sessions de formation en agriculture dispensées par un agronome qualifié. Les Loriens sont fiers de leur Centre Communautaire.

C’est par le travail de leurs mains que la bâtisse a pris forme. Dès le début des travaux, nous avons pu observer une grande participation des membres de la communauté dans le ramassage des roches et dans la réparation de la route.

La mobilisation des paysans pour l’entretien de la route se continue parce que c’est un élément vital du développement communautaire de Lory.

Un comité de gestion, formé de paysans élus par leurs pairs, gère le Centre. Ces responsables se sont dotés de règles de procédures qu’ils ont compilées dans un Recueil de Gestion.

Depuis le début de l’implantation du projet c’est une femme, Mme Syvella Toussaint, qui est présidente du Comité. Nous nous réjouissons de cette nomination dans un pays où l’on doit constamment lutter pour faire reconnaître l’égalité des sexes.

Malgré toute leur bonne volonté, les membres du comité de gestion auront besoin de connaissances plus approfondies pour administrer adéquatement le Centre. L’organisme Prèd Caritas s’est offert à leur donner une formation en gestion.

En cours de réalisation du projet, la population nous a exprimé d’autres besoins : moulin à maïs, électricité à base d’énergie solaire, classes de maternelle et cours de sciences ménagères.

Il reste encore beaucoup à faire à Lory mais nous savons que les ouvriers sont nombreux.

Pour réaliser ce projet, nous avons dû emprunter une foule de détours obligés, sinon, le Centre n’aurait jamais vu le jour. Les contraintes naturelles (pluies, rivière, route, ouragans), les contraintes matérielles (hausse vertigineuse des prix), les contraintes humaines (remplacement de deux membres sur trois du conseil d’administration à Jérémie) nous ont forcé à faire preuve de flexibilité et d’adaptation.

Avant de quitter Lory, jetons un dernier coup d’œil. Ces gens nous ont accueilli à bras ouvert, ils ont démontré une grande reconnaissance envers les Canadiens,  c’est vrai qu’ils ont le cœur à la bonne place.

Hier matin, un enfant nous a souri, c’est sa façon à lui de nous dire merci, et pour nous c’est une belle récompense. Vous savez, Lory ce n’est pas l’enfer sur terre, c’est la vie en pleine effervescence.

Voilà, mon voyage à Lory se termine ici, je retourne au Canada.

Ah! je me souviens, au début de cette présentation, je vous ai invités à faire ce voyage dans votre tête.

Malheureusement, je ne maîtrise pas totalement cette forme imaginaire de voyager, alors je ne sais plus comment vous ramener au Canada, donc bon séjour à Lory en attendant que Fred Pellerin trouve le moyen de vous ramener à bon port.

De toute façon, je crois qu’un séjour forcé à Lory vous aidera à mieux comprendre notre devoir envers nos frères haïtiens.

Revenons aux choses sérieuses. J’aimerais vous proposer quelques points de réflexion relatifs à nos projets en Haïti.

À mon premier voyage, j’y suis allé comme on dit « en mission », aujourd’hui, après avoir effectué six fois ce même trajet, je considère que c’est plutôt une « vocation ».

En effet, quand on fournit une aide humanitaire, on ne travaille pas seulement avec la raison, il faut accepter de donner libre cours aux élans du cœur.

De cette expérience, je retiens que mener un projet en Haïti c’est un bel exercice de patience et de compréhension et que cela demande avant tout une implication directe sur le terrain avec les Haïtiens.

Vous savez que l’ACDI prône l’égalité des sexes dans les pays en voie de développement en faisant référence au rôle secondaire des femmes dans la société.

Je suis tenté d’apporter un bémol à cette vision. En effet, j’ai envie de souhaiter qu’un jour, l’homme devienne égal à la femme, je dis bien que l’homme devienne égal à la femme, je m’explique: qu’il soit égal à la femme dans les responsabilités familiales, dans l’éducation des enfants et dans le travail quotidien.

Ce matin, je viens vous demander une grande faveur, oui, je vous invite à ne plus travailler POUR Haïti. Par l’expérience sur le terrain, j’ai appris que si l’on veut apporter de l’aide on ne doit pas le faire POUR Haïti mais AVEC Haïti.

Dans le contexte d’un projet d’aide humanitaire, travailler POUR équivaut à fournir une aide ponctuelle, à faire un don, tandis que travailler AVEC m’invite à agir, à bâtir et à cheminer dans un développement durable avec les paysans.

C’est toute la notion de partenariat qu’il importe d’installer solidement entre les intervenants. Je crois que le développement d’Haïti doit passer par l’implication de ses habitants si l’on songe à les doter d’une meilleure qualité de vie.

Dans mon esprit, cela signifie que chaque partenaire a un rôle spécifique à jouer mais, au cœur même de son propre développement, l’Haïtien demeurera toujours l’acteur principal.

Quant à nous, acceptons d’être des partenaires de support et de coordination dans cette relation d’aide.

Souhaitons que tous les partenaires impliqués dans des projets travaillent de concert pour qu’un jour l’on puisse clamer que la devise d’Haïti: « L’UNION FAIT LA FORCE » se concrétise dans un développement durable et harmonieux.

 

En terminant, vous savez, notre président, M. Emilio Bazile, se plaît à répéter que je suis un fan de Lory, alors comme dans l’émission TOUT LE MONDE EN PARLE, spécialement pour toi Emilio, voici du fou de Lory, une petite carte.

À TITRE DE PRÉSIDENT DE L’AQANU-OUTAOUAIS ET À TITRE DE MEMBRE DE LA DIASPORA HAÏTIENNE, JE VOUS INCITE À NE PLUS TRAVAILLER POUR HAÏTI, CEPENDANT JE VOUS INVITE À TRAVAILLER AVEC HAÏTI : C’EST UNE RECETTE INFAILLIBLE POUR AMENER UN DÉVELOPPEMENT DURABLE EN HAÏTI.

Cette conférence a été prononcée par Jean-Claude Gagnon, responsable du projet d’un Centre Communautaire à Lory, le 31 mars 2007, lors du déjeuner-bénéfice de l’AQANU-OUTAOUAIS.

1 Prèd Caritas (Programme de Réhabilitation, d’Éducation et de Développement) en Haïti.

 

Association québécoise pour l’Avancement des Nations Unies

Avril 2007

Cher(e) ami(e) de l’AQANU,

Le processus de planification stratégique, qui s’est enclenché suite à l’Assemblée générale annuelle du 11 novembre 2006, se poursuit à bon rythme. Notre équipe de Champions, guidée par un facilitateur hors pair, collabore au maximum pour en arriver à la présentation d’un plan stratégique dont pourront s’inspirer les membres et les dirigeants de l’AQANU au cours des prochaines années.

L’équipe des Champions compte un nouveau membre en la personne de Madame Huguette Laflamme, laquelle ne nécessite pas de présentation spéciale puisqu’elle a été présidente de l’AQANU de 1995 à 2005. Elle a accepté de remplacer Madame Lise Pelletier qui a dû se désister pour cause de maladie. Nous souhaitons à Lise un rétablissement aussi rapide et complet que possible.

Dans le numéro de janvier 2007 d’Info-AQANU, je vous informais des activités qui s’étaient déroulées depuis la création du groupe de travail. À titre de bref rappel, les deux activités suivantes:

a. l’identification de toutes les personnes, groupes ou associations (qu’on appelle les parties prenantes ou « stakeholders ») avec lesquels l’AQANU entretient des relations dans l’accomplissement de son mandat; et

b. la rédaction de questionnaires à l’intention de ces personnes ou groupes afin qu’ils nous fournissent des renseignements utiles dans notre analyse de la situation actuelle ou souhaitée et dans la préparation d’un  plan d’action fondé sur des données réelles.

En janvier, donc, des questionnaires ont été envoyés à un peu plus de 100 membres actuels ou récents de l’AQANU afin de connaître leur opinion sur plusieurs aspects du fonctionnement de notre organisme. Ces questions portaient sur les divers aspects du mandat, tels les projets, les stages, les activités de communication et de sensibilisation, le fonctionnement du conseil d’administration et des comités, etc. On leur demandait d’identifier des changements dans l’environnement d’action de l’AQANU qui avaient eu ou qui étaient susceptibles d’influencer de façon positive ou négative l’efficacité de son action. On cherchait aussi à identifier le mieux possible tant les forces que les faiblesses dans son fonctionnement, les premières pour les renforcer davantage, les autres pour en amenuiser le plus possible l’impact.  Ce fut également l’occasion pour ces membres de formuler des suggestions qui auraient pour effet de centrer l’AQANU sur sa mission et de lui permettre de continuer son travail de façon tout aussi efficace au cours des prochaines années, lesquelles comportent plusieurs défis qu’il lui faut relever.

D’autres questionnaires, différents des premiers mais visant le même objectif, ont été envoyés en février à un certain nombre de partenaires canadiens ou haïtiens, de façon à obtenir également le point de vue de ces groupes avec qui l’AQANU collabore, ici ou là-bas. Ce point de vue est tout aussi important que celui des membres pour une collaboration soutenue à l’avenir.

De retour aux questionnaires envoyés aux membres : de la centaine qui avaient été envoyés, 33 nous sont revenus complétés. Celles et ceux qui l’ont complété sont, pour la plupart mais pas exclusivement, parmi les personnes les plus impliquées dans l’AQANU. Leurs réponses nous ont fourni énormément de matière pour en commencer l’analyse lors d’une réunion des Champions qui a eu lieu à Montréal à la fin de février et qui a duré un jour et demi. La réunion avait été préparée de façon à progresser le plus rapidement possible. Par exemple, durant les semaines précédant cette rencontre, les 33 questionnaires qui nous avaient été retournés avaient été compilés de telle sorte que tou

tes les réponses à une même question se retrouvaient les unes à la suite des autres, le

tout donnant un document d’environ 75 pages à digérer. Notre personne-ressource, Monsieur Yves Morneau, a fait un travail remarquable pour nous garder sur la piste tout au long de la rencontre et pour nous fournir des méthodes d’analyse et de synthèse tout à fait efficaces.

Nous nous sommes arrêtés, dans un premier temps et de façon assez rapide, à comparer nos impressions et celles contenues dans les réponses aux questionnaires quant à la pertinence actuelle du mandat et de la mission de l’AQANU. Nous y sommes revenus une nouvelle fois le lendemain, après plusieurs heures passées à analyser d’autres renseignements que les membres nous avaient fournis.

Nous avons également passé quelques heures à évaluer l’environnement interne et externe de l’AQANU. Ici encore, les questionnaires nous ont aidé à identifier les forces et les faiblesses de l’AQANU ainsi que les opportunités ou les menaces que des changements survenus au cours des dernières années - ou susceptibles de se produire dans un avenir prévisible -  pourraient avoir comme impact.

Les dernières heures de notre rencontre ont porté sur l’identification des principales questions stratégiques découlant des analyses antérieures. Chacun de nous devait formuler des questions qui commençaient par « Comment pouvons-nous… ». Cette façon, qui nous était suggérée par notre animateur, visait à ce que nous formulions nos questions telles que les réponses éventuelles soient également concrètes, pratiques et réalisables.

La formulation de réponses est justement le travail que les Champions avaient à préparer avant la prochaine rencontre du groupe. Cette prochaine rencontre aura lieu les 2 et 3 juin à Montréal. Lors de cette rencontre, nous mettrons en commun le fruit de notre travail, ce qui nous amènera à commencer la formulation d’un plan stratégique. La rencontre commencera cependant par une analyse des réponses aux questionnaires qui nous sont parvenus de nos partenaires.

Voilà donc où nous en sommes. En terminant, j’aimerais transmettre mes remerciements à toutes les personnes qui, en complétant le questionnaire qui leur était adressé, nous ont fourni tant de renseignements utiles et précieux. Un grand merci également à M. Yves Morneau, notre personne-ressource, à M. Aldéo Daigle qui me seconde admirablement dans la coordination de ce projet, ainsi qu’à chacune et chacun des Champions, qui se donnent si généreusement à leur tâche.

Salutations cordiales,

Germain Asselin

 

L’adresse du secrétariat administratif de l’AQANU :

805, avenue Sainte-Anne

Saint-Hyacinthe, Québec

J2S 5G6

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Dernière mise à jour le : 2007-10-31