Vol 7 no 2 mai 2008

INFO AQANU

Feuillet d'informations de l'Association Québécoise pour l'Avancement des Nations Unies

MOT DE LA PRÉSIDENTE

Mai 2008

La crise alimentaire, une préoccupation citoyenne !

Les manifestations pour dénoncer l’augmentation des prix des produits alimentaires de base m’interpellent parce que depuis des années je milite au sein d’un organisme de coopération internationale. Je me sens impuissante. Sûrement que d’autres ont fait la même réflexion que moi.

Cette crise survient alors qu’à l’AQANU nous en sommes à redynamiser notre membership suite à notre démarche de réflexion stratégique. Malheureusement, je ne suis pas sociologue et je serais malvenue d‘établir une corrélation entre un mouvement mondial et les difficultés que vivent une petite ONG. Cependant force nous est de constater que malgré les efforts de beaucoup d’organismes et de dénonciations, les grands de ce monde se sont mis le doigt dans l’œil avec leurs politiques économiques d’ajustement structurel.




Denise Girard

Le dumping éhonté, les exigences de remboursement de la dette ont encore affaibli les pays qui au lieu d’augmenter leur croissance régressent. Ajoutons le biocarburant qui détourne la production agricole de sa vocation alimentaire.

Selon le docteur Fred Doura, économiste, Haïti n’a connu aucune croissance depuis maintenant 50 ans. Elle est incapable de dégager un financement interne pour une dette de 1,7 milliards $ US.

Si pour chaque pourcentage de croissance, la réduction de la pauvreté équivaut à 1,13%, Haïti vit une augmentation de sa pauvreté de plus de 50%. 76% de sa population vivrait avec environ 2$ US par jour.

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TABLE DES MATIÈRES

Mot de la présidente

Mot de la présidente (suite)

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Évaluation des projets de l'AQANU

Dépôt du rapport préliminaire

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Nos deux projets présentés à l'ACDI

Les réponses se font attendre

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Le déjeuner bénéfice 2008 de l'AQANU Outaouais

Un témoignage sur la réalité quotidienne des paysans d'Haïti et le travail des petites sœurs de sainte-Thérèse

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Mission du CA en Haïti

Le 9 avril dernier la présidente, Denise Girard et le vice-président, Emilio Bazile, s’envolaient pour port-au-prince.

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Rapport d’accompagnement du 15 au 22 janvier 2008

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Annonces

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Communiqué de presse de l'AQOCI

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MOT DE LA PRÉSIDENTE

(suite)

Et je suis là! L’AQANU est là! Depuis 1972, elle travaille à la sensibilisation du public québécois. Est-ce la grande déprime ? Un peu. M. Doura soulignait que le travail des ONG loin d’être insignifiant a surtout contribué à des individus. Un petit plaster!

En février dernier, Ernest Laflamme a eu la grande amabilité de recenser tous les projets financés par l’AQANU en Haïti, il y en a eu 196 !!!

Devons-nous baisser les bras? C’est un peu mal me connaître. J’ai déjà déclaré que l’année 2008 serait déterminante. Le CA s’est engagé dans une démarche de soutien aux régions. Nous tiendrons notre rencontre le 24 mai prochain. C’est un rendez-vous. Nous procéderons sous peu au lancement de notre première campagne de financement nationale.

Nous avons soumis deux projets au Fonds du secteur volontaire à l’ACDI et nous avons obtenu une assurance verbale d’une acceptation sous peu.


Quatre projets de l’AQANU ont fait l’objet d’une démarche d’évaluation de la part de l’ACDI. M. Gilles Delorme, consultant, vient de nous remettre son rapport préliminaire.

La méthodologie a permis un regard sur nos projets selon la grille « gestion axée sur les résultats » de l’ACDI. Les constats sont positifs. Ce qui me touche le plus est qu’il a souligné que les populations touchées bien que limitées vivent dans des zones éloignées qui ne bénéficieraient d’aucun support sans notre présence. Enfin!!!

Même si ce ne sont que des gouttes d’eau, elles ont eu un effet positif. C’est pour cette raison que je contine. C’est pour cette raison que nous devons continuer également notre recherche de partenariat. Le Conseil d’administration se penchera sur les recommandations du rapport Delorme. Il est fort probable que celles-ci influencent le plan d’action de 2009.

Et si les milliers de petites gouttes d’eau ...



Denise Girard

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ÉVALUATION DES PROJETS DE L'AQANU


Dépôt du rapport préliminaire

Le 14 avril nous recevions de l’ACDI le rapport préliminaire d’évaluation préparé par M. Gilles Delorme suite à son évaluation de quatre de nos projets réalisés en Haïti.

Lors de sa visite des projets, M. Delorme était accompagné de Ricardo Dorcal à titre de coordonnateur de la visite sur le terrain. Cette mission en Haïti s’est effectuée du 15 au 29 janvier dernier.

Le 24 avril nous avons fait parvenir à Mme Albert, notre gestionnaire à l’ACDI, un document faisant état des commentaires des représentants de l’AQANU sur le contenu de ce rapport préliminaire afin que ces commentaires soient acheminés à l’évaluateur avant la rédaction du rapport final.

Ces commentaires ont été préparé après une analyse rapide effectuée par les membres de l’AQANU responsables de ces projets. Une session de travail à cet effet s’est tenue à St-Hyacinthe le 21 avril.


Ont participé à cette rencontre comme représentants de l’AQANU : Denise Girard, Ricardo Dorcal, Grégoire Ruel et Aldéo Daigle; les autres responsables de projets, soit Emilio Bazile, Alain Talbot, Pierre Gosselin avaient motivé leur absence.

Nous avions alors l’occasion d’échanger entre nous et de faire nos commentaires à M. Delorme qui était présent à cette rencontre. La version finale de ce rapport d’évaluation devrait nous arriver vers la mi-mai. Les conclusions et les recommandations de l’évaluateur nous ont semblé pertinentes et d’un bon intérêt pour notre association.

L’ensemble du rapport final sera analysé avec intérêt par les membres de l’AQANU impliqués dans la réalisation de projets, par les membres du comité de projets, et par les membres du conseil d’administration. Des démarches seront faites pour mettre en évidence ce rapport d’évaluation sur le site web de l’AQANU afin de faciliter sa diffusion et le rendre accessible pour tous les intéressés.

Aldéo Daigle,

chargé de projet auprès de l’ACDI.

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NOS DEUX PROJETS PRÉSENTÉS À L’ACDI


Les réponses se font attendre

Nous avons toujours deux projets présentés à l’ACDI pour un financement par le nouveau Fonds du Secteur Volontaire. Le premier présenté en février 2007 « Alphabétisation des membres des banques communautaires à Pilate » (Ricardo Dorcal) a un budget total de 190 961$; le deuxième présenté en septembre dernier « Renforcement des capacités des personnes de la ruralité en Haïti » (Alain Talbot) a un budget de 264 853$.

Depuis le dépôt de ces deux propositions, nous avons dû, à quatre reprises, fournir des informations et des détails supplémentaires afin de répondre aux demandes des gestionnaires responsables de l’évaluation des demandes de subventions.

Comme nous l’explique notre agente, Mme Albert, les projets doivent maintenant être analysés par trois comités internes ; ils doivent également être évalués par leur spécialiste en environnement et par leur spécialiste en égalité des sexes…


Devant tous ces délais, en compagnie de Mme Denise Girard, présidente de l’AQANU, nous avons rencontré Mme Albert et la directrice du Fonds du Secteur Volontaire en février dernier afin de leur faire part de nos attentes et de nos inquiétudes face à cette situation.

Nous sommes revenus de la rencontre assez optimistes devant l’engagement de leur part que nos deux projets seraient acceptés avec toutes les adaptations et les informations supplémentaires que nous avions fournies.

Lors d’un échange avec Mme Albert le 25 avril dernier, celle-ci m’a confirmé que nos deux propositions devait passer la troisième étape à la fin avril et que nous pourrions avoir une réponse vers la fin mai.

J’ai transmis ces informations aux responsable de ces projets ainsi qu’à nos partenaires haïtiens qui eux aussi s’inquiètent face à tous ces délais.



Aldéo Daigle,

chargé de projet à l’AQANU

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LE DÉJEUNER BÉNÉFICE 2008 DE L'AQANU OUTAOUAIS


Un témoignage sur la réalité quotidienne des paysans d'haïti et le travail des petites sœurs de sainte-thérèse

Conformément à sa tradition, l'AQANU Outaouais a tenu son 18ième déjeuner bénéfice annuel le 15 mars dernier. Dans les locaux de la Légion canadienne de Gatineau, plus de 160 convives sont venus partager un savoureux petit-déjeuner préparé par André David et son équipe de bénévoles.

Monsieur Richard Nadeau, député du Bloc québécois dans la circonscription de Gatineau à la Chambre de Communes, s'est joint à l'équipe d'André pour le service. Parmi les invités d'honneur figuraient notamment madame Nathalie Gissel Ménos, ministre déléguée et chargée d’affaire à l’ambassade d’Haïti au Canada, monsieur Marc Bureau, maire de la ville de Gatineau, monsieur Jean-Paul Descoeurs, maire de la ville de Montebello et monsieur Denis Tassé, conseiller municipal de Gatineau.

Après le message du président de la section outaouaise, Dr Emilio Bazile, Sœur Gisèle Chaperon a entretenu les participants sur le travail de la communauté des Petites Sœurs de Sainte-Thérèse (PSST) auprès des paysans dans différentes régions d'Haïti notamment dans celle de Carrefour.


Soeur Gisèle Chaperon et Dr.Emilio Bazile

C'est d'ailleurs dans cette région que se déroulera notre prochain projet actuellement à l'étude à l'Agence canadienne de développement international (ACDI). Partageant son expérience du terrain, Sœur Gisèle a exposé, de façon succincte et concrète, la réalité quotidienne des paysans des mornes et des plaines d'Haïti et leur famille.

Investie de la mission d'évangéliser et de promouvoir la paysannerie en Haïti, elle a expliqué comment sa communauté religieuse allait rejoindre les paysans là où ils se trouvent, là où on ne peut se rendre qu'à dos de mule, de cheval ou même à pied.

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Confrontée à des paysans qui, malgré leur travail acharné, n'arrivent pas à nourrir leur famille, elle a raconté comment Sœur Léon est allée se former en agronomie puis revenue apprendre aux paysans comment protéger et enrichir leurs sols, comment utiliser différentes techniques pour améliorer le rendement de leur lopin de terre et pourquoi il ne fallait pas brûler la terre ni couper d'arbres sans en replanter.

Elle a expliqué comment se sont développées les pépinières où s'approvisionnent les paysans.

Sœur Gisèle a également décrit les conditions de vie extrêmement difficiles des paysans haïtiens qui souvent partent au travail en ayant qu'une seule tasse de café dans l'estomac pour ne revenir qu'en fin de journée prendre le seul repas qu'ils peuvent s'offrir.


Elle a parlé des efforts de formation de sa communauté pour aider les paysans à mieux s'alimenter, aider les jeunes filles à acquérir une formation professionnelle en couture, en broderie ou en informatique et apprendre aux femmes la tenue du foyer, l'éducation des enfants et le dialogue entre conjoints. Finalement, elle a louangé les 17 000 paysans qui, dans ces domaines, sont devenus aujourd'hui autonomes par leur travail acharné et le soutien des Petite Sœurs de Sainte-Thérèse. Remerciant les membres de l'AQANU et leurs généreux donateurs, Sœur Gisèle a exprimé son espoir de voir notre projet commun accepté par l'ACDI de manière à poursuivre leur travail auprès des paysans et leur famille et ainsi contribuer au développement durable en Haïti. Animé par notre collègue Grégoire Ruel, le déjeuner s'est déroulé avec la précision d'une horloge, au grand plaisir des invités et du comité organisateur présidé par monsieur Pierre Gosselin soutenu de mesdames Danielle Massicotte, Germaine Boyer, Véronique Ruel et messieurs André David, Roland Boyer, Germain Asselin, Grégoire Ruel et Gérard Martineau. Pour clôturer l'évènement, notre président, le Dr Emilio Bazile a chaleureusement remercié tous ceux et celles qui ont contribué à faire de cette 18 ième édition du déjeuner bénéfice un franc succès et donné le rendez-vous pour 2009.

Robert Beauchamp

AQANU Outaouais

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MISSION DU CA EN HAÏTI

Le 9 avril dernier la présidente, Denise Girard et le vice-président, Emilio Bazile, s’envolaient pour Port-au-Prince.



La mission découlait du Plan d’action du CA 2008 qui prévoyait la relance du stage dans sa forme traditionnelle ainsi qu’une recherche de nouveaux points de chute.

Notre plan d’action adopté à l’assemblée générale de novembre prévoyait également une ouverture vers une nouvelle forme de stages qui serait des stages sur demande d’une durée pouvant varier de deux à 4 semaines.

Pour ce faire, il fallait renouer les contacts avec nos anciens partenaires et tenter des contacts dans de nouvelles zones.

Nous sommes donc débarqués à Port-au-Prince en pleine manifestation pour dénoncer la vie chère. Les routes étaient bloquées. Nous avons donc dû patienter et attendre l’ouverture de celles-ci. Malgré tout nous avons pu respecter notre plan de rencontres.


Rencontre avec Père Pascal, directeur du Centre Laborde

Nous avons rencontré les personnes suivantes qui acceptent de recevoir des stagiaires de l’AQANU : Père Pascal Pierre de Laborde qui a remplacé le Père Michel. Laborde a été depuis 1998 notre point de chute privilégié pour les stages de juillet.

Le centre se concentre dans la formation de groupes de base de la zone en santé, en agriculture et au niveau de la condition des femmes.

Les stagiaires qui ont passé par Laborde ont pu participer à ces ateliers et constater la belle énergie de la population qui travaille à la construction d’un pays. Maintenir l’espoir alors qu’il y a peu de ressources est tout un défi.

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Rencontre avec Père Daniel de Sucrerie Henri et Père Gousse de Aquin

Nous avons également rencontré le Père Gousse de Aquin qui accepte de recevoir de futurs stagiaires et Sœur Gisèle Chaperon des PSST de la Rivière Froide, directrice de l’école qui se propose d’accueillir des stagiaires dans la nouvelle forme de stage.

Rencontre avec le Comité du groupe de femmes Maman Galais


Il serait difficile d’accueillir des stagiaires en juillet alors que l’école est fermée.

Nous avons aussi rencontré Père Hervé Grandjean du Vieux Bourg d’Aquin qui éventuellement acceptera de recevoir des stagiaires. Il nous demande d’attendre que des travaux soient effectués à la résidence.

Session de travail avec Soeur Léon concernant le projet de renforcement des capacités rurales pour lequel nous sommes toujours en attente d'une réponse de l'ACDI.

Quant au Père Miguel de Rivière Froide qui dirige le Foyer Maurice Sixto, il ne peut donner de réponse pour l’instant. Cependant, il accepte que nous restions en contact.

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Nous pouvons conclure que cette mission a donné les résultats escomptés et qu’il nous sera possible sous peu de lancer la publicité pour la nouvelle formule de stage sur demande.

Suivi de projets

Nous avons profité de notre passage à Laborde pour rencontrer le Comité du Club Maman Galais, notre première banque communautaire dans la zone de Laborde qui a reçu son dernier versement en 2002 et qui fonctionne toujours. Nous avons fait le point avec les Groupes des femmes de Savanette, Galais et la Caisse populaire de Cance qui vit quelques difficultés. Il semble pouvoir y avoir un terrain d’entente entre les parties et que les deux groupes de femmes pourront continuer leurs activités. Ces deux banques communautaires ont été des projets de la région Rive-Sud de Montréal.

Nous avons tenu une session de travail avec Père Grandjean pour la formulation d’un projet qu’il avait déjà soumis à la région de l’Outaouais et pour lequel on demandait des précisions.

Nous avons rencontré les Petites Sœurs de Sainte-Thérèse au Vieux-Bourg qui abritent l’équipement électrique qui alimente la zone et qui a été financé par l’AQANU. Le système fonctionnait.


Lors de notre passage à Rivière Froide où nous avons séjourné deux jours, nous avons bénéficié d’un bel échange avec Sœur Léon qui travaille au renforcement des capacités de la ruralité. Elle sera notre principale collaboratrice pour le projet du même nom parrainé par la région de l’Outaouais pour lequel nous sommes en attente d’une réponse de l’ACDI.

Je considère avoir été privilégiée d’avoir pu faire ce voyage avec notre vice-président Emilio. Toute la famille et les relations d’Emilio se sont assurés de notre sécurité et de notre bien-être tout au long de notre séjour.

Un gros merci à Micheline, à Jean-Robert, à Sœur Gisèle, aux Sœurs de Sigueneau, aux Sœurs du Vieux Bourg d’Aquin qui ont vu à notre ravitaillement.

Un merci spécial à Emilio. Sans tes contacts, nous n’aurions pu nous acquitter correctement de cette mission.



Denise Girard

Présidente

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ÉVALUATION DE PROJETS PAR L'ACDI


RAPPORT D’ACCOMPAGNEMENT DU 15 AU 22 JANVIER 2008

Ricardo Dorcal

PRÉAMBULE

Nos partenaires de l’ACDI ont confié au consultant Gilles Delorme l’évaluation des projets de l’AQANU nommés ci-dessous. Ricardo Dorcal, responsable du comité de projets AQANU a été mandaté par le CA de l’AQANU pour accompagner M. Delorme sur le terrain. Il a servi de facilitateur du 15 au 22 janvier, Madame Mireille Henry l'a remplacé auprès de l’évaluateur du 22 au 24 janvier.

  1. Renforcement des capacités des organisations de base en milieu rural haïtien ces projets touchent Pilate, Port-Margot et St-Michel de l’Attalaye.

  2. Banques communautaires à Pilate et à Savanette ; deux régions sont touchées : Pilate et Savannette.

  3. Renforcement des groupements paysans à Pilate, Port-Margot et St-Michel.

  4. Alphabétisation et banques communautaires à Pilate.


RAPPEL DU MANDAT D’ÉVALUATION

L’évaluation visait à répondre aux préoccupations suivantes :

  1. Évaluer les progrès réalisés quant à l’atteinte des résultats escomptés.

  2. Établir si les résultats atteints contribuent à la poursuite des objectifs généraux de l’ACDI de réduction de la pauvreté et de développement durable.

  3. Déterminer si le rapport entre les coûts des projets et leurs résultats est raisonnable.

  4. Évaluer le rendement en regard à l’utilité des résultats et à la durabilité de ces derniers, à la responsabilité conjointe, à la justesse de la conception et à l’affectation des ressources.

  5. Déterminer si les projets ont contribué à favoriser l’amélioration des conditions de vie des communautés cibles et à renforcer leurs capacités de prise en charge.

  6. Évaluer dans quelle mesure les projets de l’AQANU ont réussi à renforcer les capacités des organisations locales avec lesquelles elle travaille depuis plusieurs années.

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  1. Évaluer, lorsque possible, le degré de coordination des activités avec le gouvernement et les institutions des pays bénéficiaires, les organisations internationales et les organismes de développement.

  2. Évaluer dans quelle mesure les projets ont fait profiter le pays bénéficiaire du savoir-faire canadien.

  3. Évaluer la capacité de l’AQANU à mettre en oeuvre les projets proposés, ainsi que la valeur ajoutée de l’AQANU.

  4. Évaluer dans quelle mesure l’AQANU a mis l’accent sur les besoins et les priorités des partenaires du pays en développement, en particulier sur la participation et la prise en charge locales.

RAPPEL DU MANDAT DU « Facilitateur »

  • Compléter avec l’évaluateur le plan de travail accepté lors de la rencontre des différents responsables de projets AQANU et Monsieur Gilles Delorme et fournir les éléments additionnels spécifiques à l’AQANU et aux projets pouvant compléter le plan de travail.


  • Une fois en Haïti il devra compléter la logistique des rencontres et prévoir les différentes étapes des visites à effectuer dans les différentes régions.

  • Prendre contact avec les différentes personnes que devra rencontrer l’évaluateur afin de planifier un horaire et s’assurer de leur disponibilité. Il est entendu que je devrai me limiter à un rôle de « coordinateur et de facilitateur » selon les besoins identifiés conjointement avec le professionnel effectuant l’évaluation.

  • Être disponible en tout temps selon les attentes de l’évaluateur.

  • Confier la relève à Madame Mireille Henry du CADRI les 22 et 23 janvier à St-Michel de l’Attalaye puisque je ne serai disponible en Haïti que du 15 au 22 janvier.

PERSONNES ET GROUPES RENCONTRÉS

  1. Mireille Henry du CADRI (madame Pellerin ex-coordonnatrice du CADRI).

  2. Les représentants du CRS (Catholic Relief Services) répondants auprès de l’AQANU du projet des banques communautaires.

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  1. Groupes Caritas et OED, les deux gestionnaires du projet des banques communautaires de Pilate.

  2. Les officiers de crédits des banques.

  3. Les bénéficiaires directs et indirects des banques dont les marchandes aux marchés de Pilate et Ravine Trompette, les familles des bénéficiaires directs…

  4. Les membres du CA de l’OED, les moniteurs et superviseurs du projet d’alphabétisation.

  5. Les bénéficiaires directs et indirects du projet d’alphabétisation : participants et familles…

  6. Le comité de gestion du projet des jeunes de Pilate ( Renforcement des capacités des organisations de base en milieu rural Haïtien ).

a. Les classes régulières d’élèves de l’école St-Vincent ;

b. Les professeurs et la direction de l’école de St-Vincent ;

c. Les élèves du Centre de couture et d’arts ménagers ;

d. Les apprentis en ébénisterie, en maçonnerie, en ferronnerie, en «ferraillage»…

e. Les formateurs de ces jeunes professionnels manuels et des parents de ces jeunes ;


f. Les techniciennes en informatique et le Centre de multi-services…

g. Le magasin de livres et ses multiples services dont l’impression, la vente et le prêt de volumes neufs et usagés…

  1. Les groupes divers de coopération de Pilate :

a. MODECOP (Mouvement pour le Développement de la Commune de Pilate),

b. Les Religieuses de l’Hôpital L’Espérance

c. Certains membres de l’OED,

d. Personnel de CRS (projets SIDA et UNICEF),

e. Consortium régional pour les projets alpha à venir (dont alpha II à l’ACDI actuellement pour acceptation);

  1. Les répondants du Projet de Renforcement des capacités des organisations de base en milieu rural Haïtien à Port-Margot vs le Renforcement des groupements paysans.

a. Rencontre des bénéficiaires directs du projet (représentants des 3 associations et les encadreurs).

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b. Rencontre des bénéficiaires indirects du projet (membres de groupements)

BREF RÉSUMÉ DE L’ÉVALUATION

M. Gilles Delorme et moi avons rencontré tous les groupes et sous-groupes mentionnés ci-haut et même un peu plus. Des visites ont été faites directement dans les marchés avec les marchandes qui ont répondu aux questions de M. Delorme sur les projets AQANU-ACDI. Les jeunes tant des cours réguliers que du professionnel ont échangé avec l’évaluateur à différents moments. Les organisations, les bénéficiaires directs et indirects en nombre appréciable ont aussi été rencontrés. Nous avons eu le samedi soir un souper informel avec les différents groupes de partenaires. Le lendemain nous étions à Port-Margot avec des visites de jardins, des rencontres avec des bénéficiaires, des rencontres avec les associations et les groupements…

Port-Margot est bien structuré et nous nous faisons dire que s’il est vrai que nous pouvons encore les aider à faire des plus grands pas vers l’avenir, leurs structures solides et bien ancrées dans la collectivité ne disparaîtront pas si nous ne les subventionnons plus. Les amis de AQANU Outaouais peuvent s’attendre à des projets pour un avenir rapproché. Mon rôle à Pilate comme à Port-Margot a souvent été effacé car les gens pour la plupart pouvaient comprendre et s’exprimer en français.


J’intervenais rarement (seulement quand j’étais sollicité ou pour faire des mises au point) laissant à quelqu’un de la place le soin de traduire, dans un sens comme dans l’autre.

À Pilate ce fut plus facile mais à Port-Margot, des gars comme Voltaire ou Renaud s’acquittaient très bien de la tâche.

J’ai apprécié le travail fait par M. Delorme car souvent il remettait sur le tapis des remarques que nous faisions lors de nos suivis antérieurs et que nos partenaires faisaient à moitié ou oubliaient de concrétiser une fois que nous repartions.

Par exemple, dans le projet des jeunes issu de « Innovations », le nouveau responsable ne pouvait fournir des relevés financiers justifiant la continuité du projet à long terme (le projet prolongé finit en mars mais il n’y avait rien d’écrit pour montrer que les suivis pour les X années à venir étaient assurés).

Nous voyions que le comité s’était penché sur le sujet, qu’il n’y avait pas de crainte de leur côté mais M. Delorme (comme moi d’ailleurs) s’attendait à des écrits fermes qui tenaient compte de tout. Ces écrits étaient inexistants. Je sais que depuis, des documents pertinents leur ont été fournis par le CADRI afin de les aider à combler leurs lacunes.

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Nous avons revu pour une nième fois les problèmes auxquels était confronté l’OED par exemple : manque de mobilité, équipe vieillissante… et j’étais content de voir M. Delorme souligner les mêmes craintes sans que nous en ayons préalablement parlé.

Nous avons rencontré le Consortium qui devra gérer le nouveau projet d’alphabétisation s’il est accepté et là aussi il reste du travail à faire sur le terrain avant de leur confier définitivement le projet..

À leur décharge, il faut ajouter que ce sont des gens qui travaillent beaucoup et qui ont d’autres préoccupations et occupations.

Je crois que M. Delorme a constaté que notre cheminement est bon, que notre façon de procéder est bonne mais… son rapport saura traduire sa perception réelle.

En conclusion, M. Delorme a eu un séjour très chargé mais productif. Je crois et il le confirmera, que la présence de quelqu’un de l’AQANU était indispensable pour faciliter et organiser les différentes rencontres.


Avant de repartir pour le Québec, je suis allé rencontrer M. Michel Guillemette à l’ambassade et comme d’habitude, je lui ai fait un rapport oral de mon séjour et j’ai répondu à ses questions. Je n’ai pas raté l’occasion de lui faire savoir notre insatisfaction face aux délais à vivre avant l’acceptation d’un projet à l’ACDI surtout quand il s’agit de projet d’alphabétisation … J’ai visité aussi le foyer Sacré-Cœur que nous subventionnons directement afin d’aider les deux religieuses qui s’en occupent à donner un mieux être à ces 15 à 20 petites vieilles abandonnées pour la plupart. Nous avons de très bons partenaires en Haïti mais ils ont besoin d’encadrement, de présence, de renforcement régulièrement…

SUGGESTION POUR LE CA DE L’AQANU

Cette évaluation m’a permis de voir ceci : nous avons fait dernièrement une « planification stratégique » axée sur l’avenir de l’AQANU mais pour moi, nous n’avons pas abordé l’essentiel de l’existence de notre association, les projets (pour les âmes sensibles à la sensibilisation, je ne sous-estime ni le rôle ni l’importance de la sensibilisation…).

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Je crois simplement que nous devrions investir du temps pour échanger sainement et ouvertement sur nos relations avec nos partenaires Haïtiens; étaler nos réalisations, nos déceptions, nos satisfactions sans essayer de jouer à celui qui a le mieux réussi, sans essayer de vanter ou de critiquer tel ou tel groupe…

Avec les millions qu’au fil du temps nous avons investi en Haïti, il nous faut parler de nos problèmes, de nos difficultés à remplir les formulaires de l’ACDI, de nos difficultés à satisfaire aux exigences des fonctionnaires de l’ACDI et de nos difficultés terrain.

Il nous faut revoir et parler de ces échéanciers de deux ou trois ans pour des projets comme les banques, les jeunes ou autres projets que nous et l’ACDI souhaitons à développement durable…

Il faut que des calculs sérieux soient faits sur le nombre d’années indispensables à la rentabilité, à la survie d’un projet une fois notre financement terminé. Nous avons assez de vécus de projets pour établir ces données avec nos partenaires. Pour finir, il faut comprendre qu’un tel séjour suppose de grandes préparations de base, une logistique serrée.


Je dois adresser un merci spécial à madame Pellerin qui a planifié le programme de séjour et ce en dépit de ses multiples occupations.

Pour nous qui n’avons pas de permanence en Haïti, ç’aurait été un vrai casse-tête ou nous aurions été obligé d’aller passer quelques jours en Haïti pour tout planifier.

Elle n’est plus la représentante sur le terrain mais comme elle a joué ce rôle pendant très longtemps, avant d’occuper son poste actuel, elle a accepté de nous rendre encore le séjour facile et agréable. Merci Agathe.

Vous trouverez dans le rapport de M. Delorme la suite de l’évaluation. M. Delorme a déposé un rapport préliminaire à l’ACDI qui nous l’a fait parvenir.

Le 21 avril, Aldéo Daigle, Denise Girard, Gilles Delorme, Grégoire Ruel et moi-même nous sommes réunis chez notre présidente Denise afin d’y donner suite.

Nos commentaires ont été acheminés à qui de droit par Aldéo Daigle, chargé de projets pour l'AQANU auprès de l'ACDI et nous attendons le rapport final de cette évaluation ainsi que les recommandations de l’ACDI.

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Souper haïtien de Victoriaville

23e SOUPER-BÉNÉFICE HAÏTIEN

de la section AQANU des Bois Francs

CENTRE COMMUNAUTAIRE D’ARTHABASKA

SAMEDI LE 20 SEPTEMBRE 2008

ADMISSION : 40,00$/personne

(Aucun billet n’est vendu à la porte)

Accueil : 17:30 h avec le Planteur punch.

TOUS LES PROFITS SONT AU MOINS DOUBLÉS PAR L’ACDI POUR DES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (conservation de sols, banques communautaires, alphabétisation, éducation et formation des jeunes de la rue, magasins de livres… ), à St-Michel de l’Attalaye, Pilate, Port-Margot.



Réservation : MARIELLE DORCAL

(819) 357-8717

MUSIQUE HAÏTIENNE, des Îles et d’ici…



Centre Communautaire d'Arthabaska Inc
735 Boul. Bois-Francs sud
Victoriaville, QC
G6P 8Y1
CANADA

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FORMULE D'ADHÉSION


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

le 9 mai 2008



Chers membres et partenaires,



J’ai le plaisir de vous envoyer un communiqué de presse que nous venons d’émettre suite à l’adoption de la Loi C-293. Nous pouvons être fiers de l’excellent que nous avons réalisé. Je vous en remercie et je profite aussi de l’occasion pour remercier le CCCI.



Maria-Luisa Monreal
Directrice générale / AQOCI



Les ONG se réjouissent de l’adoption de la loi C-293 sur l’aide internationale



Les organisations de développement international tiennent à féliciter les députés de toutes les formations politiques à la Chambre des communes qui ont adopté, unanimement, le projet de loi C-293, portant sur l’amélioration de l’aide internationale canadienne. Cette nouvelle loi vise à faire de la réduction de la pauvreté l’objectif exclusif de l’aide canadienne.



« Les conservateurs, les libéraux, les bloquistes et les néo-démocrates ont tous appuyé ce projet de loi », a affirmé Gerry Barr, président-directeur général du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI). « Cet appui unanime est le résultat d’un débat non-partisan pour que l’élimination de la pauvreté dans le monde soit au centre des préoccupations du gouvernement.».

Remplir, signer et poster à l'adresse suivante :

Huguette Laflamme

19, rang Allard

Victoriaville (Québec) Canada

G6P 6R9

Nom

Adresse

Ville

Province

Téléphone

Courriel



Signature

MONTANTS

Cotisation :

5,00 $


+ Don*

$


Total :

$




Mode de réception de l'info-AQANU :

poste  ou courriel 

*Un reçu pour fins d'impôts sera émis pour tout don de 20,00$ et plus.

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C-293 est un projet de loi d’initiative parlementaire qui a réussi à rallier l’appui de tous les députés en dépit de leurs affiliations politiques divergentes. L’aide internationale canadienne devra viser d’abord et avant tout la réduction de la pauvreté, tout en tenant compte des priorités des personnes vivant dans la pauvreté et en respectant les engagements internationaux du Canada en matière de droits humains. La nouvelle loi oblige également le gouvernement à plus de transparence et de responsabilité quant aux dépenses d’aide internationale.

L’amélioration de l’aide constitue un des deux aspects essentiels de l’aide publique au développement (APD), l’autre étant d’augmenter les budgets qui y sont consacrés. Le CCCI et l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) demandent au gouvernement d’établir un échéancier afin d’augmenter de 15% les dépenses annuelles d’aide internationale pour les dix prochaines années afin d’atteindre l’objectif des Nations unies de consacrer 0,7% de notre revenu national brut à l’APD d’ici 2017.

« Il est primordial d’augmenter les dépenses d’aide internationale si nous voulons éliminer la pauvreté dans le monde », a déclaré Maria-Luisa Monreal, directrice générale de l’AQOCI.



« Toutefois, nous devons également nous assurer que l’aide accordée réponde aux véritables besoins des populations pauvres. Et c’est ce que la nouvelle loi vise à accomplir »

Le Conseil canadien pour la coopération internationale est une coalition d’une centaine d’organisations œuvrant à éliminer la pauvreté dans le monde.

L’Association québécoise des organismes de coopération internationale regroupe 62 organisations qui œuvrent, à l’étranger et au Québec, pour un développement durable et humain.

Pour plus d’information:

Katia Gianneschi

Relations avec les médias

Conseil canadien pour la coopération internationale

613-241-7007, poste 311

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Joëlle Sarrailh

Chargée de communication

Association québécoise des organismes de coopération internationale

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