Présentation générale
Stage d’été
L’Association
Québécoise pour l’Avancement des Nations
Unies est un
organisme non gouvernemental de coopération
internationale, reconnu par l’Agence Canadienne de
Développement International. (ACDI).
L’AQANU
organise et réalise des séjours en Haïti
depuis 1969.
Cette
brochure fournit les informations générales
relatives aux stages d’été de
l’AQANU : objectifs, conditions de
participation, déroulement, etc. La première
partie présente le stage d’été de
juillet.
L’AQANU
offre aussi des possibilités de voyages de sensibilisation
en Haïti. Ce type de séjour diffère de
la formule des stages du fait que les participants logent dans
des hôtels et non dans les villages eux-mêmes, qu’ils
visitent des localités où des projets de
développement sont réalisés dans chercher à
s’intégrer directement à la vie d’une
communauté. Cette formule de séjour ne fait
pas l’objet de la présente brochure. Pour de
plus amples informations sur ces voyages de sensibilisation, on
communiquera donc avec un membre/répondant régional
de l’AQANU.
1. Objectifs
Les objectifs du stage s’inscrivent
parmi ceux de l’Association Québécoise pour
l’Avancement des Nations Unies : développer
le goût pour une coopération internationale
véritable et contribuer à la formation de
personnes qui deviennent capables de travailler au service d’une
coopération où «tout homme s’intéresse
à la promotion de tout l’Homme» (Déclaration
de l’ONU).
À court terme, le
stage veut éveiller chez ses participants une conscience
aiguë des problèmes liés au développement.
Or, la meilleure façon de
conscientiser des gens, d’après
nous, c’est de les mettre en
situation en leur offrant des moyens
pour ce faire : vivre une expérience de
solidarité
en groupe, dans un village ou un quartier en Haïti.
De
plus, l’orientation du stage veut assurer le principe de
réciprocité, c’est-à-dire veiller à
ce que nous nous mettions dans des conditions telles que nous
soyons disponibles si les Haïtiens veulent aussi tirer
profit de notre présence, dans la perspective de nos
objectifs,
c’est-à-dire : conscientisation au
développement durable.
2. Une dimension
importante du stage
La recherche
est certes la dimension la plus importante du stage
puisqu’elle permet une meilleure connaissance de
l’Haïtien(ne) et de sa réalité. Ce
travail s’effectue surtout pendant l’avant-stage
mais aussi pendant et après le stage.
Pendant l’avant-stage,
la recherche fournit un premier contact avec le problème
du mal-développement. Une prise de conscience un peu plus
systématique de la réalité du développement
se forme alors chez le stagiaire. Ainsi, est-il en mesure de
mieux gérer ses émotions pour s’engager dans
une démarche d’action plus rationnelle. Avant de se
rendre en Haïti, le stagiaire devrait donc avoir une idée
théorique du problème du sous-développement.
Au
cours du stage proprement dit, c’est à l’aide
d’observations, d’expériences, de contacts
avec la population locale, d’échanges en équipe
que le stagiaire obtient une vision concrète du
développement durable.
2.1
Sélection et
conditions de participation
Avoir
de l’intérêt pour le développement
durable. C’est une condition indispensable. Le stage est
l’occasion d’approfondir un intérêt
déjà existant afin de cheminer dans sa réflexion
et/ou son engagement.
2.2
Accepter l’orientation
du stage
Il faut être certain
de bien comprendre les objectifs du stage avant de s’y
engager. Ne pas oublier que le stage se fait en trois
étapes : préparation, séjour et
évaluation de
retour.
2.3
S’intégrer à une équipe
Les structures prévoient
que les participants séjourneront dans un point de chute
par groupes de quatre personnes ou plus. La participation aux
activités du milieu et les échanges culturels
supposent chez le stagiaire cette capacité de faire
équipe et de nourrir celle-ci par un esprit de fraternité
et d’entraide.
2.4
Être capable de souplesse
Les différences, dans la vie
matérielle et dans le rythme de vie, de même que
les traditions que nous devons respecter demandent de la part du
stagiaire de la souplesse et de la diplomatie face aux hôtes
et aux événements. Aussi, le stagiaire
doit-il être assez souple et confiant pour accepter des
changements imprévus.
2.5
Accepter la base communautaire de l’opération
Les dépenses du stage sont
globalisées et payées communautairement. Il
se peut que certains soient mieux logés, nourris ou
situés que d’autres. Accepter la base
communautaire, c’est renoncer à toute critique
négative et comparaison stérile.
2.6
Se conformer au code d’éthique
La poursuite de nos
objectifs doit se refléter dans le comportement de chaque
stagiaire. En conséquence, une certaine éthique
doit être respectée (voir Code d’éthique).
2.7
Remplir un formulaire d’inscription
Après s’être
procuré un formulaire d’inscription auprès
d’un répondant régional ou d’un membre
du comité des stages, le ou la candidat(e) fournit toutes
les informations demandées sur le formulaire, ainsi que
les documents spécifiés.
2.8
Être âgé(e) de 18 ans et plus
2.9
Présenter un certificat de santé selon les
exigences de l’Association
N.B. Le comité
organisateur retient les candidatures qu’il juge valables.
Par la suite, ce même comité se réserve le
droit d’exclure tout stagiaire qui ne se
conformerait pas aux conditions telles que stipulées dans
ce document.
3.0 Inscription
Il est habituellement
possible d’obtenir un formulaire d’inscription au
stage d’été à partir du mois de
janvier.
La période
d’inscription intensive
se déroule généralement de la
dernière semaine de janvier
jusqu’au 30 mars de chaque année. La
personne qui soumet son formulaire d’inscription au cours
de cette période est assurée que sa candidature
sera examinée par le comité organisateur, ce qui
la rend automatiquement éligible pour le stage d’été
de l’année en cours.
Une période
d’inscription plus large est aussi prévue. Le
comité peut accepter, dans certaines circonstances,
d’examiner une candidature qui lui serait présentée
après la période intensive d’inscription,
mais elle ne s’engage jamais à
le faire. Dans le cas où la
candidature serait finalement retenue, le comité peut
exiger de la personne en cause de compléter sa formation
d’une manière qui lui sera alors indiquée,
après évaluation.
Un dépôt de
50 $ est
exigé au moment de l’inscription. Cette somme n’est
pas remboursable, sauf si le comité rejette la
candidature.
Avec le formulaire
d’inscription dûment rempli, le candidat ou la
candidate doit fournir une photo
(genre passeport, en couleur ou en noir et blanc)
et un certificat de santé.
Les coûts du stage,
qui sont revus chaque année par le comité en
charge, sont totalement aux frais des participants tout comme
les coûts relatifs aux vaccins, les taxes d’aéroport
ainsi que l’assurance-annulation. L’AQANU
n’est pas en mesure d’accorder des
subventions d’aucune sorte.
4. L’avant-stage
4.1
Document de stage
Il est nécessaire que le présent
document soit assimilé et compris par le ou la stagiaire.
C’est le point de départ de la préparation
et de la formation en vue du stage.
4.2
Initiation au créole
Pour faciliter l’intégration
et les échanges, chaque stagiaire doit assimiler, avant
le départ, quelques notions fondamentales de la langue du
pays. C’est un instrument très utile pour arriver à
créer un climat d’amitié avec les gens qui
nous reçoivent. Les stagiaires ne devraient pas en
sous-estimer l’importance.
4.3
Initiation à la problématique
du développement durable
En plus de l’amorce
fournie lors des deux fins de semaine de préparation
concernant les différents aspects du mal développement,
le ou la stagiaire aurait avantage à se renseigner sur
les thèmes suivants :
caractéristiques
des pays mal développés plus spécifiquement
Haïti;
moyens
et techniques de développement durable, conservations des
sols, micro-crédit et alphabétisation;
formules
de développement communautaire.
4.4
Connaissances générales
du pays
Chaque
stagiaire doit accumuler certaines connaissances relatives à
la géographie, à l’économie, au
système politique et à la culture du pays
d’accueil. Il faut être renseigné avant le
départ sur le milieu où nous allons vivre pendant
quatre semaines.
4.5
Information
sur les relations haïtiennes
Il est bon
de connaître déjà quel type de relations
notre pays entretient avec le pays visité, à
savoir s’il y a déjà collaboration entre les
deux gouvernements, les deux peuples tels les programmes de
développement de l’Agence Canadienne de
Développement Internationale (ACDI).
5.
Le stage lui-même
Lieu
: Haïti
Langue
: Créole et français
Durée
: Quatre semaines en juillet
Point
de chute : Le groupe est divisé en équipes
de quatre personnes ou plus. Chaque équipe séjourne
dans sa communauté d’accueil afin de s’y
intégrer le mieux possible. Elle peut aussi séjourner
à plus d’un endroit.
Logement : Toute
l’équipe demeure au même endroit; un minimum
de commodités est assuré.
La
présence d’un accompagnateur ou d’une
accompagnatrice et d’une personne ressource haïtienne
engagée dans des projets de développement
facilitera l’insertion des stagiaires dans le milieu.
5.1
La sensibilisation au développement
et à la réalité haïtienne
Des
rencontres avec des personnes engagées dans le
développement de leur pays ainsi qu’avec des gens
de la communauté locale afin de prendre connaissance des
structures sociales, économiques, culturelles et
politiques de la région où loge l'équipe.
5.2
Réunions
hebdomadaires
L’équipe
tient régulièrement des réunions :
pour
exprimer des impressions personnelles;
pour
discuter des problèmes reliés au développement;
pour
organiser et évaluer la vie de groupe;
pour
écouter les exposés des stagiaires.
5.3
Rapport d’équipe en fin
de stage
Ce
compte-rendu a pour but :
d’aider
le stagiaire à fixer ses réflexions sur les
problèmes liés au développement et cela à
partir d’observations concrètes;
de
permettre aux responsables du stage Haïti d’analyser
le cheminement des stagiaires dans le processus d’éducation
au développement durable.
6.
L’après-stage
Ce n’est
qu’avec un certain recul qu’il est possible de
dégager convenablement les enjeux d’une expérience
sur le terrain comme celle du stage. Une pareille
réflexion peut aussi contribuer à définir
son implication pour la cause du développement durable et
de la coopération internationale.
6.1
Retour critique de stage
Chaque
équipe s’engage à faire un retour critique
sur son expérience dans le ou les points de chute
visités. Elle devra montrer les avantages et les
désavantages de la formule et proposer des améliorations.
Ce rapport doit être remis au comité organisateur,
deux semaines avant la rencontre d’après-stage
qui a lieu au début de l’automne. Cette dernière
rencontre sert de point de ralliement pour ceux qui désirent
poursuivre une réflexion et/ou une action dans le domaine
de la coopération internationale.
6.1
Engagement personnel
L’AQANU
considère qu’à la suite du stage deux types
d’action peuvent être envisagés par les
participants au stage : l’éducation et l’action
politique.
L’éducation
doit viser d’abord à informer nos concitoyens sur
les réalités du mal-développement. Elle
cherche par ailleurs à les conscientiser, à les
responsabiliser face aux pays en voie de développement.
L’action
politique doit viser à déclencher une expression
favorable de l’opinion publique pour que les gens de notre
entourage intensifient leur collaboration honnête avec les
pays du Tiers-Monde. L’AQANU offre la possibilité
de s’engager dans les groupes régionaux et ses
différents comités.
6.2
Participation à la rencontre
d’après-stage
Après
le séjour, une telle rencontre vise à faire le
bilan de l’expérience vécue sur le terrain :
au plan personnel comme en regard de sa compréhension et
de sa sensibilisation au développement durable.
6.3
Rapport personnel
Chaque
stagiaire fera parvenir au comité organisateur du stage
un rapport personnel dans lequel il communiquera ses impressions
sur l’expérience vécue et ses projets
personnels d’implication dans le domaine de la coopération
internationale et du développement durable.
7.
Code d’éthique
Regarder, s’informer et juger pour
soi seul.
Adopter une tenue vestimentaire et une
façon de vivre qui ne choquent pas.
S’intégrer à la vie de
la communauté d’accueil.
Ne risquer aucune comparaison entre le
Canada et le pays d’accueil.
Éviter que des sous-groupes ne
fassent oublier l’existence de l’équipe.
Participer aux activités
programmées.
Vivre l’expérience jusqu’au
bout et demeurer avec le groupe jusqu’à la fin.
Assurer une constance dans un travail
entrepris.
Respecter la forme de collaboration mise
de l’avant par l’AQANU.
Éviter l’exhibitionnisme (en
donnant, par exemple, ses effets personnels pendant ou à
la fin du stage).
Respecter la législation du pays.
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