Classes virtuelles… le projet TIC-BAI-PSST suit son cours

Texte tiré du Magazine AQANU de juin 2025 ( Cyber-bulletin 15.10)

Amorcé à l’École de formation professionnelle Mark Gallagher (ÉFPMG) de Rivière-Froide, le projet TIC-BAI-PSST que soutient l’AQANU-Outaouais essaime maintenant vers d’autres écoles gérées par les Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST).

Ce projet consiste à faire en sorte que les membres du personnel enseignant puissent dispenser ses cours à distance, enregistrant leur contenu sur une plateforme numérique accessible aux élèves par téléphone ou par ordinateur.

La formation à distance revêt une importance capitale dans un pays comme Haïti où l’insécurité force souvent la fermeture des écoles, où la présence des gangs sur les routes entrave le chemin y menant, tant pour les élèves que pour les profs.

Les quelque 7000 $ que l’AQANU-Outaouais a pu amasser lors de son annuel déjeuner serviront à financer la troisième phase du projet intitulé TIC-BAI, faisant référence aux Technologies de l’information et des communications et à l’entreprise québécoise Boîte à innovations qui a développé ce genre d’outil.

Les bénéfices du déjeuner de l’AQANU-Outaouais servent à financer la phase III du projet. (Photo Philip Richards)

Grâce à une contribution de 2500 $ de la Fédération de l’enseignement collégial affiliée à la Centrale de l’enseignement du Québec (FEC-CSQ), l’AQANU a pu sonder l’intérêt du personnel des autres établissements scolaires des PSST à la possibilité d’offrir l’enseignement à distance, explique Marie Lissa Guérin, responsable du projet pour l’AQANU.

Si la finalité du concept des classes virtuelles peut rallier un grand nombre d’enseignantes et d’enseignants, les ressources pour y parvenir ne sont pas à la portée de toutes et tous, a-t-on constaté.

Marie Lissa Guérin assume la responsabilité du projet TIC-BAI
des PSST pour l’AQANU. (Photo Philip Richards)

Par exemple, les résultats d’un sondage mené auprès de 24 enseignants de 10 écoles (741 élèves de 5e et de 6e année) montrent qu’ils sont prêts à s’inscrire à une formation, mais que 73% possèdent un téléphone intelligent et que seulement 45% disposent d’une tablette ou d’un ordinateur portable. Et encore… leur faut-il accéder à un réseau internet stable et à de l’électricité.

Un précédent sondage avait aussi permis de circonscrire le type de cours pouvant être dispensés à distance. On a ainsi établi qu’il s’agirait de cours de mathématiques et de français, ces «leçons-modèles» ayant été installées sur la plateforme par une équipe d’enseignants et de techniciens de l’école Sainte-Thérèse-de-Pont-Roches que dirige sœur Roselène Louis, d’ailleurs responsable du projet TIC-BAI.

Toujours est-il qu’après diverses analyses, une douzaine d’écoles ont été sélectionnées pour intégrer la formation à distance lors de la prochaine rentrée scolaire. Une histoire à suivre… à distance!

Hélène Ruel

Ce contenu a été publié dans AQANU Outaouais, PSST, tic-bai. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.