Du passé… de l’avenir pour l’AQANU (AGA 2025)

L’assemblée générale annuelle de l’AQANU, tenue à Longueuil le 6 décembre dernier, a permis de faire le point sur l’année qui vient de se terminer, mais, surtout, ouvre la porte sur l’avenir de l’organisme dont on souligne le 53e anniversaire de fondation.

Ainsi, la vingtaine de membres présents a adopté une planification stratégique de 10 ans, de 2025 à 2035.

Grégoire Ruel (au centre) a accepté la présidence de l’assemblée générale annuelle. (Photo Pierrette Ruel)

Comme l’a déclaré le président de l’AQANU, Dr Emilio Bazile, cet exercice de réflexion, de consultations, d’échanges coordonnés par Grégoire Ruel «nous a retrouvés encore plus aguerris» alors que, vouée à Haïti, l’organisation se confronte à de «grands défis d’apparence insurmontables». La journée d’étude où les membres ont pu se rencontrer en personne a «beaucoup ranimé la détermination et le dévouement des membres», a-t-il noté.

Emilio Bazile amorce son septième mandat à la présidence de l’AQANU nationale. (Photo Luc Allaire)

La nouvelle planification stratégique campe la mission de l’AQANU dans la paysannerie haïtienne, avec des projets liés à l’éducation et à la sécurité alimentaire. Elle réitère que l’organisme ne s’appuie que sur la force et la générosité de ses bénévoles, ce qui suppose que pour survivre, elle se doit de recruter de nouveaux membres, d’accentuer et de diversifier ses sources de financement.

Les projets que l’AQANU finance doivent toujours répondre aux besoins des partenaires haïtiens qui les lui expriment, le développement durable et l’autonomisation des communautés haïtiennes figurant en toile de fond.

Le conseil d’administration de l’AQANU. De gauche à droite, Luc Allaire, Pierre Gosselin et un nouveau venu Daniel Dikoume qui se partageront les tâches de secrétariat, Louis Jocelyn, vice-président. Derrière, le président Bazile et la trésorière Julie Ostiguy. Manque Hélène Ruel (Photo gracieuseté)

Les personnes qui connaissent l’AQANU depuis son origine ne verront pas beaucoup de changements aux énoncés de sa mission. Mais le contexte dans lequel l’AQANU évolue depuis les années 1970 a énormément changé.

Le président Bazile y a fait allusion lorsqu’il a dit que sans pouvoir se rendre en Haïti pour le suivi des projets, l’AQANU a su trouver d’autres moyens afin de poursuivre sa mission. La diminution de l’aide internationale et la diminution de l’accès aux subventions gouvernementales forcent l’organisation à chercher d’autres sources de revenus.

Reste que depuis sa création en 1972, l’AQANU a accompli des choses impressionnantes grâce uniquement à des bénévoles. Elle a soutenu 284 projets en Haïti pour un total de plus de 7,5 millions $.

Un comité a été formé pour s’assurer que se réalisent les actions inscrites au plan.

Lors de la réunion suivant l’AGA, le président a salué avec regret le départ de la «championne», Marie Lissa Guérin (deuxième partant de la gauche) qui a assumé le secrétariat de l’AQANU au cours des dernières années. (Photo Luc Allaire)

D’une région à une autre

Le président a également brossé le bilan des activités des différents comités nationaux ainsi que celui des comités régionaux, ceux de Granby, Montréal, Bois-Francs et Outaouais.

«Ces AQANU régionales s’activent malgré la situation intenable pour les partenaires paysans en Haïti», a-t-il souligné.

En résumé, plusieurs projets sont en cours ou en voie de se concrétiser.

L’assemblée générale 2025 de l’AQANU. (Photo gracieuseté)

On peut citer ces projets de mécaniser les opérations d’extraction et de broyage de canne à sucre, de restaurer le système d’électrification de l’École de formation professionnelle Mark Gallagher (EFPMG), de soutenir des cantines scolaires, d’accentuer les possibilités d’organiser la formation à distance dans les écoles secondaires, d’appuyer des petites marchandes en leur donnant accès à des prêts. Le soutien scolaire, par des demi-bourses, du parrainage ou encore par des fournitures scolaires figure également à la liste des activités que soutient l’AQANU.

Le docteur Bazile a également souligné l’importance du partenariat à l’AQANU, celui qu’elle entretient avec des organismes canadiens, haïtiens et même entre comités régionaux.

Hélène Ruel

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