Renforcer nos solidarités pour l’interdépendance des peuples

Le 9 avril dernier, l’Association québécoise des organismes de coopération internationale réunissait ses membres et partenaires à l’occasion de sa formation thématique annuelle 2026-2027, placée sous le signe d’un enjeu fondamental : renforcer nos solidarités pour l’interdépendance des peuples. J’y ai participé comme représentant de l’AQANU.

Luc ALLAIRE ( photo Hélène Ruel)

Cette rencontre a permis de poser un regard lucide sur les défis de notre époque, dans un contexte marqué à la fois par une interconnexion croissante et par la montée de discours de repli sur soi.

Au cœur des échanges, une idée forte : l’interdépendance des peuples n’est pas une option, mais une réalité. Comme l’a rappelé Denis Côté, nos sociétés sont profondément liées — qu’il s’agisse des chaînes économiques mondiales, des crises climatiques, des migrations ou des enjeux de santé publique. Un téléphone intelligent mobilise des ressources provenant de dizaines de pays, tandis que les pandémies et les dérèglements climatiques ignorent les frontières. Dans ce monde interconnecté, les décisions prises ici ont des répercussions ailleurs — et inversement.

Cette interdépendance n’est toutefois ni bonne ni mauvaise en soi. Elle peut favoriser des avancées importantes, notamment en matière de recherche, de solidarité internationale ou de défense des droits humains. Mais elle peut aussi accentuer les inégalités, comme en témoignent les impacts disproportionnés de la crise climatique sur les pays du Sud ou certaines dynamiques économiques inéquitables.

Pour répondre à ces tensions, cette formation de l’AQOCI avait pour objectif : déconstruire l’illusion de l’isolement et réaffirmer que les solutions aux défis globaux passent par la coopération. Trois approches de l’interdépendance ont été mises en lumière.

La première, celle du repli sur soi, consiste à nier ou à fuir cette réalité, en privilégiant des politiques isolationnistes qui, à terme, aggravent les crises. La deuxième reconnaît l’interdépendance, mais cherche à en tirer profit sans remettre en question les rapports de pouvoir existants, perpétuant ainsi des dynamiques d’exploitation. Enfin, la troisième — celle que défend l’AQOCI — propose une vision transformative, ancrée dans la solidarité internationale et la justice sociale.

Solidarité (Photo Luc Allaire)

Cette dernière se traduit par des pistes concrètes : financement accru de l’aide internationale et de la transition climatique dans les pays du Sud, annulation de dettes jugées illégitimes, promotion du commerce équitable et valorisation des savoirs locaux et autochtones.

Les organisations présentes ont ensuite été interpellées pour présenter leur travail en matière d’éducation à la citoyenneté mondiale autour des cinq grands pôles suivants : la sensibilisation, la formation, la recherche, la mobilisation et le plaidoyer.

Au terme de cette journée, un constat s’impose : face aux crises globales, le repli n’est pas une solution. Seule une interdépendance assumée, fondée sur la solidarité et la transformation des rapports de pouvoir, peut ouvrir la voie à un monde plus juste, durable et pacifique.

Luc Allaire

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Assemblée générale spéciale du FISIQ

Le 14 avril, j’ai participé, à titre de représentant de l’AQANU, à l’assemblée générale spéciale du Fonds d’investissement solidaire international du Québec (FISIQ).

Luc ALLAIRE ( photo Hélène Ruel)

Puisqu’elle est une partenaire institutionnelle du FISIQ, l’AQANU est toujours invitée à prendre part aux assemblées du Fonds.

La rencontre, brève mais stratégique, visait l’adoption d’une modification aux règlements généraux afin de permettre l’émission d’obligations communautaires.

Cette résolution était essentielle pour que le FISIQ puisse lancer une campagne de financement auprès d’investisseurs individuels. Concrètement, l’ajout d’un article dans les règlements autorise désormais le conseil d’administration à émettre des obligations, conformément aux exigences de la Loi sur les compagnies du Québec. Cette étape juridique était incontournable pour enclencher la démarche.

L’objectif de cette initiative est d’accroître la capitalisation du FISIQ en sollicitant des investissements solidaires. Une première émission est prévue pour un montant total de 500 000 $, sous forme d’obligations de 5 000 $ chacune. Ce seuil a été fixé par le conseil d’administration, notamment pour s’aligner avec les pratiques existantes au sein des organisations membres. Afin d’assurer une répartition équitable, un plafond a également été établi : une seule personne ne pourra détenir plus de 20 % de l’ensemble des obligations.

Les discussions ont également permis de clarifier la place des investisseurs individuels dans la gouvernance. Ceux-ci seront regroupés au sein d’une association qui pourra désigner un représentant au conseil d’administration ainsi qu’à l’assemblée générale. Le principe démocratique « une personne, un vote » demeure toutefois en vigueur, peu importe le nombre d’obligations détenues.

La résolution a été adoptée à l’unanimité, ouvrant ainsi la voie au lancement imminent de la campagne, dont voici le libellé : « Le Conseil d’administration peut émettre des obligations ou autres valeurs de la personne morale et les donner en garantie ou les vendre à un prix et somme jugés convenables ».

Les membres seront invités à relayer largement l’initiative dans leurs réseaux afin de mobiliser un maximum d’investisseurs solidaires, qu’ils soient issus ou non du milieu de la coopération internationale.

Par ailleurs, plusieurs éléments ont été présentés pour renforcer la confiance des futurs investisseurs. Un fonds de garantie d’un million de dollars a été mis en place, et un avenant avec les autorités publiques permettra d’utiliser une contribution gouvernementale de trois millions de dollars pour couvrir d’éventuelles pertes. Ces mesures visent à assurer la crédibilité et la solvabilité du FISIQ.

Enfin, il a été annoncé que, dès le 1er juin, le taux d’intérêt offert passera à 3,25 %, tant pour les obligations communautaires que pour les investissements des organisations membres, dans un souci d’équité.

Cette assemblée marque une étape importante dans le développement du FISIQ et dans sa capacité à mobiliser de nouveaux leviers financiers au service de la solidarité internationale.

Luc Allaire

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Une membre de l’AQANU-Granby et région honorée

Dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole, la contribution de Julie Ostiguy a été soulignée lors du Gala reconnaissance 2026 organisé par le Centre d’action bénévole qui s’est tenu au Palace de Granby le 10 avril dernier.

Julie Ostiguy (photo Pierrette Ruel)

Julie Ostiguy au Gala reconnaissance 2026 (photo Pierrette Ruel)

Ce petit texte lu par le maître de cérémonie accompagnait son arrivée sur la scène : L’AQANU-Granby et région honore Julie Ostiguy pour ses seize années de bénévolat. Elle est persévérante et tenace. Elle est capable de vous convaincre que les projets de l’AQANU en Haïti font du bien pour les familles. En plus des finances, elle s’occupe de la vente du café solidaire et on peut compter sur elle en tout temps. Elle est une femme de cœur qui bâtit un monde plus juste en travaillant main dans la main. Grands mercis, chère Julie.

 

 

Notons qu’en plus d’être trésorière à l’AQANU locale, elle est membre du Conseil d’administration de l’AQANU nationale y occupant le poste de trésorière.

Pierrette Ruel

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Lettre à nos amis ( AQANU-Montréal au Marathon de Longueuil)

Salut!

Cette année encore, pour la quatrième fois, mon frère et moi participons au marathon de Longueuil.

Et vous savez quoi ?
Nous ne courons pas seulement pour nous, mais aussi pour une cause qui nous touche beaucoup.

Nos parents viennent d’Haïti. Ils nous parlent souvent de ce pays, surtout de la situation difficile dans laquelle grandissent beaucoup d’enfants.

Nous avons appris qu’en Haïti, plusieurs enfants vont à l’école sans toujours savoir s’ils auront à manger dans la journée. Et parfois, le seul repas qu’ils reçoivent, c’est celui de l’école.

C’est triste.

Pendant que nous pensons à nos jeux vidéo, à nos vacances ou à nos activités sportives, certains enfants pensent à leur faim.

Heureusement, il y a des gens qui pensent à eux et qui se réunissent, comme l’AQANU, pour agir en leur faveur en participant au marathon de Longueuil.

Alors, nous avons décidé de courir pour eux.

           

Frantz et Robert (Photo Lise Francesca)

Nous courons pour soutenir les cantines scolaires en Haïti, pour aider des enfants à avoir un repas chaud lorsqu’ils vont apprendre à lire, à écrire et à rêver.

Et vous savez quoi ?

Courir devient plus facile quand on pense à eux.

Quand nous sommes fatigués, nous nous disons qu’un enfant en Haïti serait heureux d’avoir cette énergie pour aller à l’école avec un repas dans le ventre.

Alors nous continuons de courir !

Mais cette année, nous aimerions vous inviter à courir avec nous à Longueuil, le 17 mai 2026 et il y aura plein de jeux à ne pas manquer !

Et si vous ne pouvez pas courir, vous pouvez quand même nous aider en faisant un don à l’AQANU. Parlez-en à vos parents !

Nous croyons que même si nous sommes petits, nous pouvons faire quelque chose de grand ensemble. Et peut-être qu’un jour, un enfant en Haïti mangera à sa faim à l’école… grâce à des gens comme nous.

Savez-vous que donner fait plus de bien que recevoir ?

Pensez-y… et posez un geste pour cette belle cause, pour ces enfants et pour vous aussi. Un petit don peut faire une grande différence.

Nous vous invitons à faire partie de cette différence.

Au nom de l’AQANU, nous vous remercions déjà !

À bientôt, les amis !

Frantz et Robert

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Étudiantes et étudiants expriment leur gratitude

Étudiant en hôtellerie, en technique agricole et en secrétariat à l’École de formation professionnelle Mark Gallagher, des élèves ont pris la peine et la plume pour exprimer leur «profonde gratitude» et leur «grande joie» pour l’appui de l’AQANU dans ce projet de réhabilitation du système électrique.

«Cela transforme radicalement nos conditions de travail, surtout dans la cuisine en utilisant les matériels de pratique pour la préparation des plats et nous permet aussi de préserver les ingrédients alimentaires», écrivent Denise Lorius et Jasmine Deruisseau, respectivement présidente et vice-présidente du groupe d’élèves en hôtellerie.

Tout le matériel pour les travaux a pu être transporté à Rivière Froide où se trouve l’École de formation professionnelle Mark Gallagher ouverte en 2014 par les Petites sœurs de Sainte-Thérèse. (Photo PSST)

Du côté des élèves en secrétariat, l’amélioration du système leur permet de rester à l’école. «Autrefois, nous étions obligées de nous déplacer ailleurs pour pratiquer. Aujourd’hui, nous pouvons rester dans notre école et travailler dans de meilleures conditions par votre générosité. Les cours sont plus faciles à suivre, les explications sont plus claires et les activités informatiques se déroulent dans la normalité. La présidente Rose Émellyn Chantal Dorvilien et la vice-présidente Meriliane Louigène poursuivent en disant que le geste de l’AQANU leur fait beaucoup de bien et «nous encourage à avancer avec plus de motivation».

Les étudiants en technique agricole n’en pensent pas moins, disant que le «soutien inestimable» de l’AQANU aura un impact durable sur leur parcours académique et professionnel. «Que votre engagement en faveur de l’éducation soit abondamment récompensé», souhaitent les président et vice-président Wangly Elvenus et Roberson Laguerre.

Hélène Ruel

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Outaouais se mobilise pour répondre à une urgence

Dans le Magazine AQANU du mois de mars, nous avons fait rapport des travaux réalisés pour renforcer le mur entourant l’École de formation professionnelle Mark Gallagher, établissement des Petites sœurs de Sainte-Thérèse à Rivière Froide (ÉFPMG). Ces travaux s’imposaient à la suite d’un vol des équipements du système électrique.

Il s’agissait du premier volet d’un ensemble de deux projets visant la réhabilitation du système électrique. Il a fallu d’abord sécuriser les lieux avant de procéder aux travaux d’électricité.

La deuxième phase du projet s’est terminée il y a quelques jours. (Photo PSST)

Une fois ces travaux complétés, nous avons pu commencer le travail sur le système. Cette phase visait non seulement à remplacer les équipements dérobés, mais de profiter de la situation pour améliorer le système en rendant l’école autonome sur le plan électrique. L’installation de panneaux solaires a contribué à bonifier le système.

L’ajout de panneaux solaires contribue à bonifier le système électrique de l’École. (Photo PSST)

Les travaux de la première phase ont ainsi engendré des coûts plus élevés que ceux initialement prévus. Ils ont pu être soutenus par l’engagement du Club des 100 du comité de l’AQANU-Outaouais, particulièrement par le travail de M. Jean-Paul Bergeron. On peut parler d’un exploit considérant les sommes nécessaires.

Nous avons fait appel, dès le début, à M. Alfred Étienne d’INNODEV, une entreprise sociale basée à Port-au-Prince qui se consacre principalement aux services de consultation et au soutien au développement. Cette entreprise a fait la supervision technique de la construction de l’école Gallagher

INNODEV, en collaboration avec les codirectrices de l’École, sœurs Marie-Jeanne Petit Jean et Joselène Mahotière, a préparé le plan global des travaux incluant le renforcement du mur. M. Alfred a proposé que les travaux sur le mur soient effectués par une main-d’œuvre de Rivière Froide plutôt que par les techniciens d’INNODEV ce qui aurait coûté plus cher.

C’est l’entreprise sociale INNODEV qui a rendu possible la réalisation technique des deux phases du projet. (Photo PSST)

C’est cette même entreprise qui s’est chargée de l’achat des matériaux pour la réhabilitation et l’amélioration du système électrique et de son transport à l’école. Cela peut sembler banal, mais prend un tout autre sens dans des zones contrôlées par les gangs.

La congrégation a accepté d’héberger les deux techniciens et l’ingénieur pour les trois jours de travail, ce qui a grandement réduit les risques associés aux déplacements.  

À souligner l’engagement du Comité régional d’Outaouais et de son Comité des 100 ayant su mobiliser les sommes nécessaires pour répondre rapidement à une situation totalement imprévue et la capacité de la direction de l’école de se coordonner avec INNODEV et l’AQANU. Un bel exemple de solidarité et de flexibilité dans un contexte social très difficile.

Contribution de l’AQANU

Renforcement du mur : 8 532 $ CA

Réhabilitation et amélioration du système électrique : 32 917 $ CA

Décaissement par l’AQANU : 41 449 $ CAN (81 %)

Contribution des PSST :

Mur : 1 570 $CA

Système électrique : 4 162 $ CA

Décaissement par les PSST : 9 944 $ CA(19 %)

Coût total des travaux :51 393 $ CA

Reginald Sorel

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Des luttes haïtiennes dont on entend peu parler

Comme l’a introduit l’animatrice Marie Fausta Jean Maurice, ce webinaire de Concertation pour Haïti cherchait à faire entendre un autre discours, l’espace médiatique étant accaparé par les politiciens et les groupes criminalisés.

Et, de fait, avec Virginie Pochon du Groupe d’Action francophone pour l’Environnement (GAFE) et Johnson Samuel Charles du Réseau des jeunes actifs pour une autre Haïti (REJAAH), on a pu prendre la mesure des luttes que mènent ces organisations haïtiennes dont on entend si peu parler ici.

Cet autre webinaire de Concertation pour Haïti portait plus précisément sur l’environnement et la jeunesse, alors qu’un précédent avait traité des femmes et de la paysannerie.

Certes la description du contexte dans lequel évoluent GAFE et REJAAH ne nous est pas inconnue.

On y a parlé des déplacements difficiles dans le pays, de l’écroulement de l’économie, du sentiment de délaissement de la société civile, abandonnée par un État qui ne joue plus son rôle de régulation, de la perte de confiance de la population à l’égard des politiciens, de ces manifestations toujours considérées comme suspectes, de la peur quotidienne, de celle des jeunes pour qui l’avenir reste flou.

«La jeunesse vit la crise, a dit l’étudiant en droit, mais elle ne veut pas que protester, elle veut proposer un autre modèle, elle veut transformer sa frustration en engagement civique.

Les questions environnementales demeurent au cœur des préoccupations de GAFE, a, pour sa part, évoqué sa responsable des projets, la santé de la population en étant tributaire. Elle a parlé de qualité de l’air et de l’eau, du bruit incessant, de la surpêche, du braconnage, de la déculturation. Elle a également évoqué la lutte contre le projet d’exploitation minière de la canadienne Unigolden République dominicaine, ce projet comportant des risques à la qualité de l’eau pour les localités haïtiennes frontalières, a-t-elle expliqué. Elle a également parlé de cette lutte incessante pour le bannissement de la styromousse.

À la question portant sur la façon dont, d’ici, on peut épauler ces organisations, c’est de partager leurs publications, de les suivre sur les réseaux sociaux, de rendre leurs luttes visibles.

«Au lieu de nous imposer des solutions, nous avons besoin d’appui pour renforcer nos capacités», a souligné le représentant du Réseau des jeunes.

Virginie Pochon n’en pense pas moins, disant que les valeurs démocratiques étant universelles, un pays ne peut s’imposer à un autre. «Le soutien passe par les citoyens», a-t-elle conclu.

De Développement et paix, Mary Durran a résumé le contenu du webinaire en disant que «là où il y a de la lutte, il y a de l’espoir».

Hélène Ruel

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Les enfants, l’avenir et l’espérance d’Haïti

Fondée en octobre 2023, reconnue le 4 décembre 2024 dans le District de New York et enregistrée comme organisation à but non lucratif en février 2025 par IRS, la Fondation des amis des Petites sœurs de Sainte-Thérèse (FACPSST) a tenu sa première assemblée générale annuelle au début de mars.

Comme l’assemblée se tenait en mode hybride à partir de la Floride, des gens de partout aux États-Unis, en Haïti et au Canada ont aussi pu y assister, dont quelques membres de l’AQANU.

La FACPSST, présidée par sœur Marie Mamoune Maurice, se compose de bénévoles d’origine haïtienne, vivant en Haïti, au Canada et aux États-Unis. (Photo gracieuseté)

L’AQANU fait partie des partenaires de cette nouvelle Fondation. Présidente de cette dernière, sœur Marie Mamoune Maurice a d’ailleurs rappelé que c’est un projet soutenu notamment par l’AQANU qui a pour ainsi dire fait éclore la FACPSST, ce projet consistant en la construction d’un poulailler au Centre agropastoral des PSST à Fort-Liberté dans le nord-est d’Haïti.

Depuis, un deuxième poulailler a été construit, toujours à Fort-Liberté, la FACPSST visant maintenant l’établissement d’un troisième, ce projet correspondant à la mission qu’elle s’est donnée.

Les élèves et le personnel des écoles bénéficiant de la distribution d’œufs de table. (Capture d’écran)

Présentateur des sujets de l’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle, Pierre T Agnant a recouru à une métaphore pour définir la vocation de la Fondation, la comparant à «l’agriculteur qui sème avec foi et conviction».

Formée par des gens originaires d’Haïti, y vivant toujours ou résidant maintenant aux États-Unis ou au Canada, la Fondation concentre son action et ses ressources à soutenir le Centre agropastoral des Petites sœurs.

Pour 2026, elle vise la construction d’un troisième poulailler, dont les œufs nourriront des milliers d’écoliers et le personnel de la dizaine d’établissements que gèrent les PSST à travers le pays. Il a été démontré que la distribution d’œufs favorise la présence en classe et, incidemment, la réussite scolaire.

La FACPSST cherche également réaliser la phase 1 de la modernisation des installations du Centre agropastoral, l’implantation d’un potager scolaire et la construction d’une usine de production de provende pour alimenter les poules.

Pour réaliser ses projets, la FAC a évidemment  besoin de financement. Jusqu’ici, elle a amassé quelque 26 000 $ (US), en ayant dépensé quelque 15 000 $ (US) pour, entre autres, les études architecturales afin de moderniser les installations du Centre agropastoral et des équipements pour moudre les grains.Elle estime à 40 000 $ (US) le troisième poulailler et à 800 000 $ (US) la première phase de modernisation.

Les projets de la FACPSST. (Capture d’écran)

Sœur Mamoune a dit de la FAC «qu’elle était née d’une conscience collective et d’un profond sentiment d’appartenance. Elle est l’expression d’un engagement spécial et durable envers les enfants et les jeunes d’Haïti. Notre vision est claire : contribuer à leur bien-être intégral, car ils représentent l’avenir et l’espérance du pays».

La présidente a exprimé sa reconnaissance à la présence, l’engagement et la confiance manifestée à l’égard de la nouvelle organisation, aux personnes membres, donatrices, aux organismes partenaires, dont l’AQANU. «Luttons pour un avenir meilleur, une communauté à la fois», a-t-elle conclu.

Présent virtuellement, le président de l’AQANU, Dr Emilio Bazile, a été invité à prendre la parole.

Il a rappelé que si l’AQANU avait, dès 2006, conclu des ententes avec les PSST, ce n’était pas parce qu’elles étaient des religieuses, mais bien parce qu’elles se vouaient à renforcer les capacités des organisations de la classe paysanne. Selon lui, la FACPSST constitue un pas en avant, un instrument permettant aux religieuses de réaliser leur mission.

On peut en savoir davantage sur la Fondation en visitant son site Web : https://www.facpsst.org/fr/history

Hélène Ruel

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