Pour soutenir les cantines scolaires

À Fort-Liberté, le Centre Agropastoral des Petites Sœurs de Sainte-Thérése (PSST) poursuit ses efforts pour renforcer sa production d’œufs et son autonomie alimentaire.

Le Centre fournit des œufs aux cantines de neuf écoles, soit environ 3 779 élèves, grâce à deux poulaillers comptant près de 1 700 poules. La production d’œufs permet ainsi de soutenir directement l’alimentation des enfants tout en générant des revenus grâce à la vente d’une partie de la production sur le marché local. Toutefois, le coût élevé de l’alimentation des volailles et les difficultés d’approvisionnement ont créé un besoin urgent de produire davantage de provendes sur place.

Un hangar a été construit pour abriter le malaxeur. (Photo PSST)

 

C’est dans ce contexte qu’un projet de construction d’un hangar et d’acquisition d’un malaxeur a été réalisé. Le hangar, d’une dimension de 7 mètres sur 14 mètres (22,97 pieds sur 45,93 pieds), servira à abriter le matériel et à faciliter la préparation des aliments pour les pondeuses.

Les travaux, réalisés entre mai et août 2026, ont été menés malgré l’augmentation du prix des matériaux et certaines difficultés d’approvisionnement. Le coût total des dépenses vérifiées s’élève à 16 399,68 USD (22 684,86 CAD).

Le projet bénéficie du soutien de la Fondation des amis du Centre agropastoral des Petites sœurs de Sainte-Thérèse (don de l’un de ces amis, Pierre Brun) et de l’AQANU Granby et région. Il représente une étape importante vers une plus grande autonomie du Centre et une production d’œufs plus durable au bénéfice des enfants des écoles desservies.

Il reste maintenant à finaliser l’achat du moteur haute puissance nécessaire au fonctionnement complet du malaxeur.

Un investissement local qui vise un objectif essentiel : produire, nourrir et construire une plus grande autonomie.

Ricardo Germain                                                                                     

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30 bancs pour asseoir les apprentissages

Il ne manque plus que la peinture pour ces 30 nouveaux bancs qu’a financés l’AQANU-Outaouais afin de rendre l’École sr Marie Jeanne de Corrion, établissement qu’ont créé les Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST) en 2019.

Cette école a de particulier qu’elle est située dans une zone montagneuse, rendant ainsi l’éducation accessible aux enfants d’une communauté isolée de la région de l’Artibonite au centre d’Haïti.

Pour la rentrée 2026-2027, les élèves de l’École sr Marie Jeanne de Corion bénéficieront de plus d’espace dans leurs locaux avec ces 30 nouveaux bancs. (Photo PSST)

 

Les travaux de fabrication des bancs ont été confiés à un artisan qui, avec ses ouvriers, a transporté, les planches achetées à Perodin, zone avoisinante de Corrion.

«Une belle distance à traverser dans les montagnes qu’on appelle des Cahos avec les planches», souligne sœur Marie Jeanne Petit Jean, responsable de ce projet pour les PSST.

Il a fallu deux mois pour concrétiser ce projet, la fabrication des bancs s’étant réalisée dans la cour de l’école.

Sœur Petit Jean a exprimé sa gratitude à l’égard de l’AQANU, remerciant l’Association pour ce «grand geste», ce «support apporté aux enfants d’Haïti, spécialement ceux des montagnes».

Reginald Sorel assumait la responsabilité de ce projet pour lequel l’AQANU-Outaouais a versé une contribution de 1349 $.

Hélène Ruel

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Cérémonie de graduation à l’École de formation professionnelle Mark Gallagher

Un des moments marquants de l’année scolaire 2025-2026 à l’École de formation professionnelle Mark Gallagher (ÉFPMG) reste cette cérémonie de graduation des jeunes femmes inscrites au programme de secrétariat.

Le jour de la graduation pour les étudiantes de la filière secrétariat. (Photo PSST)

 

Au terme de leurs deux ans d’études, les huit étudiantes attendent les résultats de leurs examens de l’institution et du ministère.

Le sort de l’École, ouverte en 2014, figure toujours au cœur des préoccupations de l’AQANU, puisque c’est sous sa supervision qu’elle a été construite à Rivière-Froide grâce à des subventions d’Ottawa, du Nouveau-Brunswick et des contributions des amis du regretté Sergent Mark Gallagher, décédé lors du séisme en Haïti en 2010.

Les Petites sœurs de Sainte-Thérése (PSST) l’administrent et l’animent malgré les conditions extrêmement difficiles que l’on connaît en Haïti.

Dirigée par le tandem des sœurs Marie Jeanne Petit Jean et Roselène Mahotière, l’École devrait pouvoir offrir la deuxième année pour les filières secrétariat, technique et hôtellerie. L’offre étant, évidemment, tributaire du nombre d’inscriptions. Celles-ci ne seront connues qu’à la fin du mois d’octobre, la rentrée étant prévue pour novembre.

Sœurs Petit Jean et Mahotière remercient l’AQANU pour son soutien, notamment pour cet autre projet réalisé cette année, ayant permis de sécuriser l’établissement et d’y assurer l’alimentation en électricité.

Hélène Ruel

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Le bénévolat, «filet de sécurité sociale» pour Haïti Dre Marie-Françoise Mégie

Bien plus qu’une source d’espoir, le bénévolat tisse un filet de sécurité sociale pour Haïti, un «filet indispensable à la survie du pays».

On pourrait résumer ainsi le message de la gériatre Marie-Françoise Mégie, première femme d’origine haïtienne à avoir siégé au sénat canadien de 2016 à 2025.

Conférencière au déjeuner annuel de l’AQANU-Outaouais, la gériatre Marie-Françoise Mégie a été présentée par le président de l’AQANU nationale, Dr Emilio Bazile. (Photo Philip Richards)

Membre de l’AQANU-Outaouais, elle a été invitée à prononcer la conférence de l’annuel déjeuner, tenu à Gatineau le 2 mai dernier.

Native d’Haïti, Dre Mégie est arrivée au Canada en 1960. Devant quelque 250 personnes attablées à Gatineau ou devant l’écran de leur ordinateur, elle a expliqué en quoi le bénévolat d’organisations comme l’AQANU était vital pour Haïti.

En présence et en virtuel, le déjeuner a attiré quelque 250 personnes. (Photo Philip Richards)

Reprenant les mots d’Albert Camus, elle a parlé du bénévolat comme d’un «devoir moral», d’un acte de solidarité, d’une façon de construire l’avenir du pays alors que la paysannerie est laissée à elle-même.

«Le bénévolat fait une différence dans la société, renforce la résilience face aux crises et le sentiment d’appartenance, procure un sentiment de dignité», a-t-elle dit.

Même si elle a souligné que de prendre soin les uns des autres fait naturellement partie de l’ADN de la population haïtienne, le soutien financier et technique de la diaspora et des organisations de coopération constitue un apport essentiel, d’autant plus essentiel en ces temps de crise.

Elle a énuméré quelques statistiques. En 2025, la diaspora haïtienne (des États-Unis, du Canada et de la France) a acheminé cinq milliards de dollars US en Haïti, de l’argent dont une famille sur deux a besoin. Cette somme représente de 20 à 25% du PIB du pays, six fois le montant de ses exportations, deux fois le budget national.

La présidente du comité AQANU-Outaouais, Gertha Janvier Décoste (Photo Philip Richards)

Le président du Club des 100, Jean-Paul Bergeron (Photo Philip Richards)

Faisant écho au message de la conférencière, le président du Club des 100 de l’AQANU-Outaouais, Jean-Paul Bergeron, une fois de plus revêtu de son chandail du Canadien, a lancé son cri du cœur aux donatrices et donateurs en les invitant à ne pas lâcher.

L’animatrice du déjeuner, Jisca Guérin (Photo Philip Richards)

Présenté par l’animatrice du déjeuner, Jisca Guérin, comme le «coach de motivation par excellence», il a parlé d’un des deux importants projets soutenus par l’AQANU-Outaouais, celui du renforcement du système électrique de l’École de formation professionnelle Mark Gallagher (ÉFPMG). Ce n’était pas un jeu d’enfant, a-t-il souligné, de procéder aux travaux dans une zone occupée par des bandits armés. Les guider à distance s’apparentait à une opération de la NASA, a-t-il comparé.

«Nos accomplissements ont un impact important dans la vie des étudiants», a-t-il dit, rappelant que depuis 2016 et jusqu’en 2025, quelque 388 jeunes avaient gradué.

La présidente de l’AQANU-Outaouais, Gertha Janvier Décoste, a pour sa part tracé le riche bilan des activités du comité et décrit brièvement les projets qu’il a soutenus au cours de la dernière année.

Outre celui du rehaussement du mur et du système électrique de l’ÉFPMG, elle a parlé du projet TIC-BAI par lequel des vidéos éducatives en français et en mathématiques sont offertes dans six écoles des Petites sœurs de Sainte-Thérèse, des prêts rotatifs aux petites marchandes à Papaye et à Rivière-Froide, l’achat de semences, des cours d’économie domestique à Corail et, dès que cela sera possible, la construction d’une bibliothèque à Mapou.

Avec les gangs armés toujours présents en Haïti, dont l’influence menace la population rurale de Rivière-Froide où se trouve l’ÉFPMG, la présidente du comité n’a pas manqué de louer l’imagination et le courage des partenaires haïtiens.

Comme à l’habitude lors de ses déjeuners annuels, l’AQANU-Outaouais profite de ce moment convivial pour présenter en images et en musique l’histoire des 53 ans d’existence de l’organisation, ses quatre comités québécois ayant soutenu 285 projets ayant nécessité l’injection de 7,5 millions $.

À cette activité de l’AQANU, même la députée Suzanne Tremblay et le député Mathieu Lévesque mettent la main à la pâte. (Photo Philip Richards)

Selon les premières estimations, le déjeuner de l’AQANU-Outaouais lui aurait permis d’amasser quelque 8000 $.

Pour voir et entendre les allocutions, on peut suivre ce lien : https://youtu.be/d6TrxseJIys

Hélène Ruel

 
 
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Des cuisinières et des athlètes

Elles s’appellent Iocianie, Yvette, Louise et Etonia. Quatre dames qui commencent leurs journées à 5h30 pour préparer les repas des 158 ti-moun de l’école Bon Samaritain de Torbeck en Haïti.

Quatre cuisinières responsables (Photo UPA-DI)

 

 

Grâce au financement du programme d’Économie circulaire d’UPA DI auquel AQANU Montréal contribue depuis plusieurs années, les enfants bénéficient d’un repas nutritif quotidien et les cuisinières sont assurées d’un modeste salaire.

Yassine Lefebvre et son frère Chedi, tous deux petits-fils d’Andrée Fortin, suivis de Frantz Léon, Pierre Gosselin, Andrée Fortin et Jean-Emmanuel Léon, responsable d’AQANU-Montréal (Photo Aziz Madhavi)

Yassine Lefebvre et son frère Chedi, tous deux petits-fils d’Andrée Fortin, suivis de Frantz Léon, Pierre Gosselin, Andrée Fortin et Jean-Emmanuel Léon, responsable d’AQANU-Montréal (Photo Aziz Madhavi)

 

C’est pour ces dames et surtout pour les enfants que nos marcheurs et coureurs ont participé à la course du 17 mai à Longueuil. Un montant de plus de 1300 $ sera entièrement dédié au financement des cantines.

Fait à noter, pour la première fois, un de nos jeunes athlètes, Frantz Léon, s’est mérité un podium, soit la médaille d’argent au parcours du 1 km, une course réalisée en 4 minutes et 6 secondes. Bravo Frantz!

Portant le dossard numéro 450 Frantz Léon est bien fier de sa performance. ((Photo Aziz Madhavi)

 

Merci aux athlètes et à tous ceux et celles qui ont contribué au financement de cette activité.

Danielle Marcotte, pour AQANU Montréal

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Des bancs… pour faciliter les apprentissages

La réussite scolaire dépend de multiples facteurs. Les conditions physiques jouent un rôle déterminant sur les capacités d’apprentissage. Imaginons que, par manque de mobilier adéquat, les élèves doivent s’entasser à un tel point qu’il leur est difficile d’écrire et de manipuler leurs manuels.

De telles conditions prévalent à cette école ouverte en 2019 par les Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST), partenaires de longue date de l’AQANU.

Les grands comme les petits élèves manquent d’espace dans leur classe. (Photo PSST)

Cette école, les religieuses l’ont établie à Corrion dans la section communale de Médor, dans les montagnes du centre d’Haïti dans la région de l’Artibonite. Cette communauté de Médor, peuplée de 40 000 personnes, se trouve isolée, sans électricité, ni eau courante.

Les PSST ont créé cette école pour rendre l’éducation plus à la portée des enfants de cette zone, leur évitant une heure de marche et les risques de se heurter à des gangs criminalisés.

La fabrication de 30 nouveaux bancs devrait donner de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves. (Photo PSST)

L’école s’attire une telle clientèle que ses sept classes du préscolaire à la 6e année du fondamental, accueillent maintenant 126 filles et 113 garçons de familles paysannes.

À la demande de sœur Marie Jeanne Petit Jean, l’AQANU-Outaouais a accepté de financer la fabrication des 30 bancs afin de donner plus d’espace aux élèves.

Les travaux de fabrication seront confiés à un artisan de la zone qui pourra trouver les matériaux autour de lui sans devoir se déplacer. On peut préciser que Corrion n’est pas sous contrôle des gangs.

Il s’agit d’un projet nécessitant une contribution de 1349 $. Sœur Petit Jean en sera la responsable pour les PSST alors que Reginald Sorel le sera pour l’AQANU.

Hélène Ruel

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80 ans, notre président!

Les 80 ans de notre président de l’AQANU, Dr Emilio Bazile, n’allaient pas passer inaperçus!

De gauche à droite, Jean-Baptiste Jean-Plésir, Alain et Éléanore Talbot, Dr Emilo et Jozette Bazile, Pierre Gosselin, Véronique et Grégoire Ruel, Louise Tourigny et Marie-Andrée Roy. (La photographe était Jozette Bazile, la fille du Dr Bazile)

On lui a fait la fête le 16 mai dernier, lui qui ne s’attendait pas du tout à un tel rassemblement de plus de 60 personnes alors que ses 80 ans bien sonnés avaient été soulignés par sa famille le jour de son anniversaire le 1er mai.

Huit tables avaient été dressées pour les convives, chacune réunissant des groupes avec qui Emilio a travaillé, travaille encore ou s’engage bénévolement.

Des gens de l’AQANU ont ainsi pu offrir leurs vœux à Emilio qui assume la présidence de l’Association depuis sept ans. (Photo Josette Bazile, fille du jubilaire)

Hélène Ruel

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Renforcer nos solidarités pour l’interdépendance des peuples

Le 9 avril dernier, l’Association québécoise des organismes de coopération internationale réunissait ses membres et partenaires à l’occasion de sa formation thématique annuelle 2026-2027, placée sous le signe d’un enjeu fondamental : renforcer nos solidarités pour l’interdépendance des peuples. J’y ai participé comme représentant de l’AQANU.

Luc ALLAIRE ( photo Hélène Ruel)

Cette rencontre a permis de poser un regard lucide sur les défis de notre époque, dans un contexte marqué à la fois par une interconnexion croissante et par la montée de discours de repli sur soi.

Au cœur des échanges, une idée forte : l’interdépendance des peuples n’est pas une option, mais une réalité. Comme l’a rappelé Denis Côté, nos sociétés sont profondément liées — qu’il s’agisse des chaînes économiques mondiales, des crises climatiques, des migrations ou des enjeux de santé publique. Un téléphone intelligent mobilise des ressources provenant de dizaines de pays, tandis que les pandémies et les dérèglements climatiques ignorent les frontières. Dans ce monde interconnecté, les décisions prises ici ont des répercussions ailleurs — et inversement.

Cette interdépendance n’est toutefois ni bonne ni mauvaise en soi. Elle peut favoriser des avancées importantes, notamment en matière de recherche, de solidarité internationale ou de défense des droits humains. Mais elle peut aussi accentuer les inégalités, comme en témoignent les impacts disproportionnés de la crise climatique sur les pays du Sud ou certaines dynamiques économiques inéquitables.

Pour répondre à ces tensions, cette formation de l’AQOCI avait pour objectif : déconstruire l’illusion de l’isolement et réaffirmer que les solutions aux défis globaux passent par la coopération. Trois approches de l’interdépendance ont été mises en lumière.

La première, celle du repli sur soi, consiste à nier ou à fuir cette réalité, en privilégiant des politiques isolationnistes qui, à terme, aggravent les crises. La deuxième reconnaît l’interdépendance, mais cherche à en tirer profit sans remettre en question les rapports de pouvoir existants, perpétuant ainsi des dynamiques d’exploitation. Enfin, la troisième — celle que défend l’AQOCI — propose une vision transformative, ancrée dans la solidarité internationale et la justice sociale.

Solidarité (Photo Luc Allaire)

Cette dernière se traduit par des pistes concrètes : financement accru de l’aide internationale et de la transition climatique dans les pays du Sud, annulation de dettes jugées illégitimes, promotion du commerce équitable et valorisation des savoirs locaux et autochtones.

Les organisations présentes ont ensuite été interpellées pour présenter leur travail en matière d’éducation à la citoyenneté mondiale autour des cinq grands pôles suivants : la sensibilisation, la formation, la recherche, la mobilisation et le plaidoyer.

Au terme de cette journée, un constat s’impose : face aux crises globales, le repli n’est pas une solution. Seule une interdépendance assumée, fondée sur la solidarité et la transformation des rapports de pouvoir, peut ouvrir la voie à un monde plus juste, durable et pacifique.

Luc Allaire

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