Des luttes haïtiennes dont on entend peu parler

Comme l’a introduit l’animatrice Marie Fausta Jean Maurice, ce webinaire de Concertation pour Haïti cherchait à faire entendre un autre discours, l’espace médiatique étant accaparé par les politiciens et les groupes criminalisés.

Et, de fait, avec Virginie Pochon du Groupe d’Action francophone pour l’Environnement (GAFE) et Johnson Samuel Charles du Réseau des jeunes actifs pour une autre Haïti (REJAAH), on a pu prendre la mesure des luttes que mènent ces organisations haïtiennes dont on entend si peu parler ici.

Cet autre webinaire de Concertation pour Haïti portait plus précisément sur l’environnement et la jeunesse, alors qu’un précédent avait traité des femmes et de la paysannerie.

Certes la description du contexte dans lequel évoluent GAFE et REJAAH ne nous est pas inconnue.

On y a parlé des déplacements difficiles dans le pays, de l’écroulement de l’économie, du sentiment de délaissement de la société civile, abandonnée par un État qui ne joue plus son rôle de régulation, de la perte de confiance de la population à l’égard des politiciens, de ces manifestations toujours considérées comme suspectes, de la peur quotidienne, de celle des jeunes pour qui l’avenir reste flou.

«La jeunesse vit la crise, a dit l’étudiant en droit, mais elle ne veut pas que protester, elle veut proposer un autre modèle, elle veut transformer sa frustration en engagement civique.

Les questions environnementales demeurent au cœur des préoccupations de GAFE, a, pour sa part, évoqué sa responsable des projets, la santé de la population en étant tributaire. Elle a parlé de qualité de l’air et de l’eau, du bruit incessant, de la surpêche, du braconnage, de la déculturation. Elle a également évoqué la lutte contre le projet d’exploitation minière de la canadienne Unigolden République dominicaine, ce projet comportant des risques à la qualité de l’eau pour les localités haïtiennes frontalières, a-t-elle expliqué. Elle a également parlé de cette lutte incessante pour le bannissement de la styromousse.

À la question portant sur la façon dont, d’ici, on peut épauler ces organisations, c’est de partager leurs publications, de les suivre sur les réseaux sociaux, de rendre leurs luttes visibles.

«Au lieu de nous imposer des solutions, nous avons besoin d’appui pour renforcer nos capacités», a souligné le représentant du Réseau des jeunes.

Virginie Pochon n’en pense pas moins, disant que les valeurs démocratiques étant universelles, un pays ne peut s’imposer à un autre. «Le soutien passe par les citoyens», a-t-elle conclu.

De Développement et paix, Mary Durran a résumé le contenu du webinaire en disant que «là où il y a de la lutte, il y a de l’espoir».

Hélène Ruel

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Les enfants, l’avenir et l’espérance d’Haïti

Fondée en octobre 2023, reconnue le 4 décembre 2024 dans le District de New York et enregistrée comme organisation à but non lucratif en février 2025 par IRS, la Fondation des amis des Petites sœurs de Sainte-Thérèse (FACPSST) a tenu sa première assemblée générale annuelle au début de mars.

Comme l’assemblée se tenait en mode hybride à partir de la Floride, des gens de partout aux États-Unis, en Haïti et au Canada ont aussi pu y assister, dont quelques membres de l’AQANU.

La FACPSST, présidée par sœur Marie Mamoune Maurice, se compose de bénévoles d’origine haïtienne, vivant en Haïti, au Canada et aux États-Unis. (Photo gracieuseté)

L’AQANU fait partie des partenaires de cette nouvelle Fondation. Présidente de cette dernière, sœur Marie Mamoune Maurice a d’ailleurs rappelé que c’est un projet soutenu notamment par l’AQANU qui a pour ainsi dire fait éclore la FACPSST, ce projet consistant en la construction d’un poulailler au Centre agropastoral des PSST à Fort-Liberté dans le nord-est d’Haïti.

Depuis, un deuxième poulailler a été construit, toujours à Fort-Liberté, la FACPSST visant maintenant l’établissement d’un troisième, ce projet correspondant à la mission qu’elle s’est donnée.

Les élèves et le personnel des écoles bénéficiant de la distribution d’œufs de table. (Capture d’écran)

Présentateur des sujets de l’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle, Pierre T Agnant a recouru à une métaphore pour définir la vocation de la Fondation, la comparant à «l’agriculteur qui sème avec foi et conviction».

Formée par des gens originaires d’Haïti, y vivant toujours ou résidant maintenant aux États-Unis ou au Canada, la Fondation concentre son action et ses ressources à soutenir le Centre agropastoral des Petites sœurs.

Pour 2026, elle vise la construction d’un troisième poulailler, dont les œufs nourriront des milliers d’écoliers et le personnel de la dizaine d’établissements que gèrent les PSST à travers le pays. Il a été démontré que la distribution d’œufs favorise la présence en classe et, incidemment, la réussite scolaire.

La FACPSST cherche également réaliser la phase 1 de la modernisation des installations du Centre agropastoral, l’implantation d’un potager scolaire et la construction d’une usine de production de provende pour alimenter les poules.

Pour réaliser ses projets, la FAC a évidemment  besoin de financement. Jusqu’ici, elle a amassé quelque 26 000 $ (US), en ayant dépensé quelque 15 000 $ (US) pour, entre autres, les études architecturales afin de moderniser les installations du Centre agropastoral et des équipements pour moudre les grains.Elle estime à 40 000 $ (US) le troisième poulailler et à 800 000 $ (US) la première phase de modernisation.

Les projets de la FACPSST. (Capture d’écran)

Sœur Mamoune a dit de la FAC «qu’elle était née d’une conscience collective et d’un profond sentiment d’appartenance. Elle est l’expression d’un engagement spécial et durable envers les enfants et les jeunes d’Haïti. Notre vision est claire : contribuer à leur bien-être intégral, car ils représentent l’avenir et l’espérance du pays».

La présidente a exprimé sa reconnaissance à la présence, l’engagement et la confiance manifestée à l’égard de la nouvelle organisation, aux personnes membres, donatrices, aux organismes partenaires, dont l’AQANU. «Luttons pour un avenir meilleur, une communauté à la fois», a-t-elle conclu.

Présent virtuellement, le président de l’AQANU, Dr Emilio Bazile, a été invité à prendre la parole.

Il a rappelé que si l’AQANU avait, dès 2006, conclu des ententes avec les PSST, ce n’était pas parce qu’elles étaient des religieuses, mais bien parce qu’elles se vouaient à renforcer les capacités des organisations de la classe paysanne. Selon lui, la FACPSST constitue un pas en avant, un instrument permettant aux religieuses de réaliser leur mission.

On peut en savoir davantage sur la Fondation en visitant son site Web : https://www.facpsst.org/fr/history

Hélène Ruel

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À la table ou à l’écran le 2 mai

L’Association québécoise pour l’avancement des Nations Unies (AQANU) en Outaouais vous invite à nouveau à son déjeuner annuel.

Celui-ci vise à amasser des fonds destinés à financer des projets de développement en Haïti. Cette importante activité aura lieu le 2 mai 2026, à partir de 9 heures, à l’église Ste-Maria-Goretti, 664 rue de Duberger, Gatineau (secteur Templeton). L’activité se terminera au plus tard à 11h30.

Toujours très couru cet annuel déjeuner de l’AQANU-Outaouais (Photo Philip Richards)

La présidente régionale, Gertha Janvier, fera d’abord un rapide bilan de l’année 2024-2025 en ce qui concerne les activités de l’AQANU Outaouais, tant celles dans la région que celles en Haïti.

La conférence inaugurale sera prononcée par l’Honorable Marie-Françoise Mégie, sénatrice à la retraite et présidente d’honneur. Sa conférence s’intitulera : «Le bénévolat, source d’espoir pour Haïti».

Les fonds amassés à cette occasion serviront à financer le projet Technologie de l’Information et des Communications – Boîte à Innovation (TIC-BAI), volet ADUNAA, destiné aux écoles primaires. Il offre des formations en Français et en Mathématiques basées sur les programmes du ministère de l’Éducation en Haïti. Cela permet aux élèves de poursuivre leurs études en ligne quand l’accès à l’école est difficile. D’autres programmes pourront s’ajouter au besoin.

N’hésitez pas à nous soutenir en venant partager avec nous un déjeuner convivial. Pour faire vos réservations, communiquez avec votre vendeur habituel ou avec Pierre Gosselin. Les billets se vendent 40,00 $ chacun et un reçu à des fins fiscales sur le revenu de 20,00 $ vous sera remis pour la portion qui constitue un don. Pour les enfants de 12 ans et moins, ce sera 20,00 $.

Si vous ne pouvez assister, il est possible pour vous de participer virtuellement aux présentations au coût de 20,00 $ et un reçu du même montant vous sera remis aux fins fiscales. Un lien Zoom vous sera transmis la veille de l’événement. Ce sera votre contribution pour le projet fort exaltant de TIC-BAI.

Modes de paiements :

Vous ne pouvez pas vous joindre à nous ? Faites un don à l’AQANU Outaouais pour soutenir ses projets en Haïti : https://www.zeffy.com/fr-CA/donation-form/don-aqanu-outaouais-riviere-froide.

Pour plus d’informations, ne pas hésiter à communiquer avec nous,
Pierre Gosselin,
Contact : 819 568-7462
pierre.gosselin048@gmail.com

Pierre Gosselin

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Une affaire de famille…et d’espoir pour Haïti

À l’AQANU, la participation à des activités de financement constitue souvent une affaire de famille. Elle l’est devenue pour David Almanor qui, cette année, participerade nouveau avec ses deux enfants à la course de Longueuil le 17 mai prochain.

Enseignant le français depuis 2021 à l’école secondaire Antoine de Saint-Exupéry à Saint-Léonard, David Almanor est né en Haïti.

Il a connu l’AQANU par l’intermédiaire de Jean-Emmanuel Léon alors que tous deux travaillaient à la CNESST. Jean-Emmanuel occupe actuellement la responsabilité du comité AQANU-Montréal.

En 2023, l’enseignant se laissait convaincre de participer à la course de Longueuil, cette activité permettant à l’AQANU d’amasser des fonds pour soutenir la cantine scolaire (maintenant celle de Torbeck en Haïti) avec l’UPA DI.

Dès cette première participation, David savait que son jeune fils, alors âgé de 7 ans, pouvait courir la distance d’un kilomètre. La première année, sa conjointe et sa fillette se tenaient aux abords de la piste pour les encourager. L’an dernier, la fillette se joignait à son père et à son frère. Ils seront encore trois cette année à courir leur kilomètre.

David se souvient d’avoir été touché par le message en créole du t-shirt du 50e anniversaire de l’AQANU : «50 lane ak peizan ayisyen yo» (50 ans de solidarité avec la paysannerie haïtienne). «Ce message me parlait. J’ai suggéré à Jean-Emmanuel l’idée de solliciter des dons auprès de nos proches.»

Cet engagement constitue la moindre des choses que l’on puisse faire pour Haïti, dit-il, manifestant sa gratitude à l’endroit de l’AQANU pour ses initiatives auprès de la population haïtienne.

David Almanor vit au Québec depuis près de 12 ans (Photo gracieuseté)

Résidant au Québec depuis près de 12 ans, c’est le séisme de janvier 2010 qui l’a pour ainsi dire chassé de son pays, lui qui souhaitait y poursuivre ses études en lettres. Le séisme ayant lourdement endommagé l’université qu’il devait fréquenter, il a profité de cette offre de bourse pour étudier à l’Université de Poitiers en France. À ce moment, il envisageait un retour en Haïti.

Mais le retour aurait été difficile, sa ville d’origine, Port-au-Prince était sens dessus dessous et assiégée par les gangs. «Il aurait fallu que je me batte pour rester. J’ai choisi la facilité, me disant que puisque j’étais déjà parti… Je me suis senti comme un traître», confesse-t-il.

Il se retrouve au Québec, y achevant  ses études de maîtrise en enseignement du français au secondaire.

La situation actuelle d’Haïti le bouleverse. «C’est infernal. Les mots sont faibles pour décrire ce qui se passe, avec la pression des gangs et des armes dans la capitale. J’ai de la peine et de la souffrance dans chaque goutte de mon sang et dans mon âme, parce que je reste attaché à Haïti, à son passé glorieux. Et je ne fais pas qu’allusion à son indépendance. Par exemple, Haïti a déjà été la première destination touristique dans les Caraïbes. Comment a-t-elle pu descendre aussi bas?»

Il poursuit en disant que les grands besoins de la population haïtienne ne sont malheureusement pas comblés par son gouvernement. «Je ne peux qu’admirer ces organisations, comme l’AQANU, qui répondent aux besoins.»

Peut-être que, oui, reconnaît-il, la cause haïtienne paraît difficile à faire valoir ces années-ci. «Mais la cause reste «vendable», parce qu’on ne doit jamais laisser l’espoir mourir. Et il y a de l’espoir dans ce que fait l’AQANU.»

On peut courir avec David et ses enfants, le dimanche 17 mai prochain, sinon on peut contribuer à l’activité de financement en faisant un don par virement Interac à : tresorerie@aqanu.org ou par chèque à l’adresse suivante : AQANU, 304-473, rue de Cannes, Gatineau, J8V 4E6. Un reçu sera remis pour un montant de 20 $ et plus.

Hélène Ruel

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L’École de formation professionnelle Mark Gallagher

L’École de Formation professionnelle Mark Gallager (EFPMG) a plus de 10 ans d’histoire. Dix ans de travail acharné par la direction et le personnel pour assurer son fonctionnement et sa pérennité. Les années ont été témoins de changements au niveau des formations offertes, une décroissance constante des inscriptions et une réalité sociale de moins en moins favorable à la poursuite de sa mission.

Le contexte actuel est marqué par le contrôle de la Zone de Carrefour par le gang «Grand Ravin» et son chef René Destina, dit Ti Papli, affilié à la coalition «VivAnsamm» qui contrôle la majeure partie de la capitale, Port-au-Prince, et a étendu son influence au-delà de la ville.

Pour la vie quotidienne de la population, cette situation est synonyme de menaces, violence et insécurité. Elle se traduit par toutes sortes d’entraves au quotidien, que ce soit aller au travail, fréquenter une école, faire les courses, etc. Les gens finissent par apprendre à survivre dans de telles conditions, mais nourrissent peu d’espoir pour un meilleur avenir et surtout sans pouvoir le planifier pour leurs enfants. Résilients oui, comme toujours, mais aussi fatalistes. Une expression bien haïtienne me vient à l’esprit «Sekonsa sa ye». Je souligne cette réalité pour mieux faire valoir le travail exceptionnel qu’accomplissent les codirectrices de l’école, sœurs Mahotière et Petit Jean appuyées par l’ensemble du personnel. Grâce à ce travail, l’école demeure ouverte,  L’année scolaire 2025-2026 est particulièrement éprouvante. La direction a dû composer avec le vol de matériel du système électrique en début d’année ce qui menaçait d’entraîner la fermeture de l’école.  Devant cette situation et en tenant compte de la détermination de la direction et du personnel de tout faire pour éviter la fermeture, l’AQANU-Outaouais s’est mobilisée pour trouver les quelque 40 000 $ nécessaires pour :1.    Renforcer et rehausser le mur qui entoure l’école en y ajoutant du barbelé.2.    Remplacer le matériel volé.3.    Rendre l’école autonome sur le plan de l’alimentation électrique en ajoutant de la capacité solaire. Les travaux sur le renforcement du mur de protection sont maintenant terminés et nous amorçons la phase, plus complexe, des travaux sur le système électrique.

On prépare le béton pour le mur de l’École que l’on aperçoit à l’arrière. (Photo PSST)

 

 Dans un contexte social dit « normal », il ne s’agit pas de projets très difficiles à réaliser puisqu’ils présentent un facteur de risque assez bas. Mais dans le contexte d’une zone contrôlée par les gangs où tout déplacement est sujet à des « contrôles » par des hommes armés, lesquels exigent des « frais de passage » à plusieurs endroits, le tout s’avère un exercice plus périlleux et non sans risque. Un ensemble de dispositions doivent être prises pour assurer la sécurité des matériaux et des ouvriers qui se déplacent pour effectuer le travail.

 

Pour réaliser ces projets, AQANU, en collaboration avec la direction de l’école, a fait appel aux services d’INNODEV, l’organisation non gouvernementale haïtienne qui avait effectué la supervision technique de la construction de l’école.  Pour terminer l’année scolaire Compte tenu du petit nombre d’élèves inscrits dans les programmes cette année, la direction prévoit un déficit important.  Les fonds de l’AQANU qui auraient pu servir à éponger en partie ce déficit ont plutôt servi à financer la réhabilitation du système électrique et le renforcement du mur de protection, jugés prioritaires par la direction de l’école.   

Le mur s’élève. (Photo PSST)

 

  

Installation du barbelé (Photo PSST)

 

Présentement, nous travaillons à solliciter certaines organisations afin de soutenir la direction. Les fonds éventuellement recueillis serviront à payer les salaires des employés. La communauté des PSST a contribué au financement des deux projets et au paiement des salaires du personnel.  L’avenir Il est évident que l’école n’est pas viable avec le niveau des inscriptions de l’année scolaire 2025-2026. Il faut absolument augmenter les inscriptions dans les programmes existants et prévoir de nouveaux programmes ayant une capacité d’attirer des élèves. La direction travaille au recrutement pour 2026-2027 en essayant de trouver des moyens de pallier les différents facteurs qui limitent l’accessibilité tels le coût de transport pour les élèves et le manque de lieux de stages.  De plus, les directrices explorent la possibilité d’offrir soit le programme de technique infirmière ou de formation du personnel enseignant du primaire (école normale). Ces deux filières répondent bien au besoin du pays et jouissent d’une certaine popularité chez les jeunes en leur assurant un emploi. À l’AQANU nous préparons, avec la direction, une analyse financière de l’école dans son ensemble et de chacune des filières de formation. Cette analyse servira d’outils pour guider nos réflexions et les décisions que devront prendre les PSST et la direction quant à l’avenir d’EFPMG. En conclusion Il faut se rappeler que l’école ne reçoit aucune aide financière de l’État. Elle doit se financer à partir des frais de scolarité et la solidarité des organisations comme l’AQANU. Puisque l’école a pour objectif d’ouvrir ses portes à des jeunes issus de la paysannerie et des couches défavorisées de la population, l’atteinte de l’équilibre budgétaire constitue une «mission impossible». Dès le début, des démarches avaient été entreprises auprès du ministère de l’Éducation réclamant qu’il subventionne les formations.  Pour cela nous devions faire accréditer l’école et ses formations par le ministère de l’Éducation.  Or, malgré cette accréditation, les subventions n’ont pas suivi. Il n’y a aucune perspective que cela arrive dans le contexte actuel. L’école ne peut survivre sans l’appui d’organisations extérieures comme l’AQANU, ce qui nous impose une obligation de résultat pour trouver des partenaires canadiens qui nous accompagneraient dans notre appui financier, l’école pouvant ainsi assurer sa capacité d’offrir à une jeunesse défavorisée l’accès à une formation qualifiante et par conséquent l’espoir d’une meilleure vie.  Reg SorelComité d’appui à l’École de formation professionnelle Mark Gallagher

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Le projet « Œufs de Table » soutient la nutrition et la réussite scolaire de milliers d’écoliers haïtiens

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Projet TIC-BAI : de l’enthousiasme et des défis

L’AQANU-Outaouais a pu convaincre la rédaction du quotidien Le Devoir de traiter de son projet si particulier amorcé en 2022 visant à favoriser l’enseignement en ligne.

La journaliste Miriane Demers-Lemay signe un article intitulé «Apprendre malgré l’insécurité, le pari des classes virtuelles».

L’article paru dans Le Devoir.

 

Elle décrit le projet TIC-BAI après avoir réalisé des entrevues avec Marie Lissa Guérin qui en assume la responsabilité pour l’AQANU, ainsi que sœurs Marie Mamoune Maurice et Roselène Louis, l’une étant l’instigatrice du projet, l’autre étant chargée de la coordination.

Le reportage fait état de l’enthousiasme des élèves et du personnel enseignant, mais aussi des défis techniques auxquels il se confronte.

Sœur Mamoune parle du besoin d’un financement accru pour installer davantage de panneaux solaires, de routeurs et d’ordinateurs afin de favoriser l’expansion du réseau.

L’AQANU nourrit l’espoir de pouvoir soutenir le développement de tous les modules des cours de mathématiques et de français et d’offrir à toutes les classes de 5e et de 6e année de la trentaine d’établissements des religieuses la possibilité de se brancher.

L’appel est lancé!

On peut retrouver l’article en suivant ce lien : https://www.ledevoir.com/monde/ameriques/951897/apprendre-malgre-insecurite-pari-classes-virtuelles

Hélène Ruel

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La course des deux frères

Vous les reconnaissez peut-être! Ce sont les frères Léon, fils de Lise Francesca Dunéant et de Jean-Emmanuel Léon.

Depuis 5 ans déjà, Frantz et Robert Léon participent à la course de Longueuil. Bien encadrés par leurs parents, les frères Léon se démarquent par l’énergie et la détermination qu’ils investissent dans les sports particulièrement pour le soccer.

Les frères Frantz et Robert Léon. (Photo Lise Francesca Dunéant)

 

Le dimanche 17 mai 2026, c’est à la course de Longueuil qu’ils mettront à profit leur talent, motivés à contribuer, à leur manière, au but de la course : recueillir des fonds pour le programme de cantines scolaires de Torbeck.

Venez courir avec eux!

Si courir ne vous convient pas, vous pouvez participer en faisant un don par virement Interac à : tresorerie@aqanu.org ou par chèque à l’adresse suivante : AQANU, 304-473, rue de Cannes, Gatineau, J8V 4E6. Un reçu sera remis pour un montant de 20 $ et plus.

Bonne course!

Danielle Marcotte, pour AQANU Montréal 

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