Enfin, une bonne nouvelle!

Lors de l’activité organisée par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) à l’occasion de la Semaine de développement international, la directrice générale du bureau des Partenariats et coordination stratégique de l’aide internationale à Affaires mondiales Canada, Sharon Armstrong, a confirmé une annonce faite le 4 février par le Secrétaire d’État au Développement international, Randeep Sarai, concernant l’octroi d’un investissement de 36 millions de dollars dans une nouvelle initiative du Réseau de coordination des conseils provinciaux et régionaux pour la coopération internationale, dont fait partie l’AQOCI. Cet investissement inclut un financement au fonctionnement de l’AQOCI pour une période de cinq ans.

Sharon Armstrong (Photo Luc Allaire)

 

Cette nouvelle initiative intitulée Engager : Citoyenneté mondiale, impact global «vise à catalyser un changement transformateur dans la manière dont les personnes partout au Canada comprennent et mettent en action leur rôle de citoyennes et citoyens du monde, en appui aux priorités et responsabilités du Canada en matière d’aide internationale, à l’égalité des genres et aux Objectifs de développement durable (ODD.

Comme l’a souligné Sharon Armstrong, «on s’attend à ce que ce programme parvienne à rejoindre plus de 4 millions de Canadiennes et de Canadiens, en particulier des communautés sous-représentées telles que les peuples autochtones, les groupes de la diaspora, les populations rurales et les jeunes». Par cette initiative, le RCC espère inspirer la mobilisation de personnes de tous âges et de tous horizons, autour d’enjeux qui nous touchent toutes et tous, tant à l’échelle locale que mondiale.

Luc Allaire

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«Une histoire oubliée» Tricoté serré crépu

Tel qu’il l’avait annoncé il y a quelques mois, le réalisateur Joseph Hillel a présenté son tout récent documentaire Tricoté serré crépu, un titre tout à fait approprié pour le sujet qu’il aborde, celui des vagues d’immigration haïtienne au Québec et surtout, leur contribution à l’évolution de la société québécoise. Une histoire oubliée, souligne-t-il.

Le documentaire a été présenté à l’émission Doc Humanité à Radio-Canada à la fin de janvier; on peut le retrouver à ICITOU.TV.

C’est de la bouche de la pédiatre Yvette Bonny que sort cette expression Tricoté serré crépu. À Joseph Hillel, elle raconte son extraordinaire parcours, elle qui, en 1980, a été la première au Québec à pratiquer une greffe de moelle osseuse à une enfant.

Comme des milliers d’autres l’ont fait dans les années 1960, elle a fui l’Haïti du dictateur François Duvalier et la terreur de ses Tontons macoutes pour émigrer au Québec. De 1960 à 1980, 171 000 professionnel.es s’exilent, le Canada en accueillant 15 000. On a alors parlé de l’«exode des cerveaux».

À cette époque, en pleine construction d’établissements scolaires, d’hôpitaux et de centre de services sociaux, le Québec accueillait à bras ouverts ces gens d’ailleurs pour enseigner et soigner. L’humoriste Anthony Kavanagh dit d’ailleurs qu’«on était accueillis comme des stars».

Une capture d’écran du documentaire où l’on voit le réalisateur en compagnie de la pédiatre Yvette Bonny.

 

 

Né en Haïti, Joseph Hillel est issu de la première vague d’immigration au Québec. Son film constitue en quelque sorte un témoignage personnel. Il livre tout à la fois ses réflexions, présente ses photos de famille, des images d’ici et d’Haïti. Il raconte son enfance à Joliette, difficile en raison de sa «différence».

Son récent documentaire, il le dédie à son oncle Édouard Anglade, le premier policier noir à Montréal et qui, à la fin des années 1980 avait gagné son procès après avoir dénoncé la discrimination raciale dont il était victime de la part de son supérieur. Parce que, justement, si le Québec a eu besoin d’une main-d’œuvre professionnelle, l’intégration des nouveaux arrivant.es ne s’est pas faite sans heurt.

Le réalisateur va à la rencontre de plusieurs autres personnes d’origine haïtienne, dont la professeure et ex-politicienne Dominique Anglade et de l’avocate Maryse Alcindor. Cette dernière évoque le douloureux souvenir de s’être fait reprocher de ne pas se mêler de ses affaires en militant pour la souveraineté du Québec.

«On n’a pas toujours le choix de partir ou de rester», dit le réalisateur. Mmes Anglade et Alcindor témoignent aussi du vain espoir de ces milliers de personnes qui ont pensé pouvoir retourner dans leur Haïti chérie après le départ de Bébé Doc (Jean-Claude Duvalier).

Ce qu’ils et elles n’ont pu construire au Sud, l’ont finalement fait au Nord. Le documentaire de Joseph Hillel se veut un appel au «vivre ensemble», l’«altérité s’enrichissant de la différence».

Hélène Ruel

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«Vivre entre deux mondes»Dre Marie-Françoise Mégie

Haïtienne d’origine, Canadienne d’adoption, Marie-Françoise Mégie a toujours eu l’impression de «vivre entre deux mondes».

Dre Marie-Françoise Mégie (Photo Hélène Ruel)

 

Alterpresse consacre un article à la docteure Mégie qui, en 1976. 40 ans après avoir quitté sa terre natale devenait la première sénatrice d’origine haïtienne au Canada.

L’article relate son histoire, tellement semblable à tous ces gens qui ne pouvaient trouver leur place dans leur pays. Leur émigration ne se fait pas sans peine, leur intégration non plus : «devenir étrangère dans un monde nouveau».

L’AQANU-Outaouais l’accueillera comme conférencière à son annuel déjeuner le 2 mai à Gatineau.

On peut retrouver le portrait qu’en fait Nancy Roc dans le journal Alerpresse :  https://www.alterpresse.org/Marie-Francoise-Megie-de-Port-au-Prince-au-Senat-canadien-le-destin-d-une-pionniere-haitienne

Hélène Ruel

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Debout pour un monde juste :

quand la bande dessinée devient un outil de solidarité internationale

Dans le cadre de la Semaine du développement international (SDI), l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) a procédé au lancement de la bande dessinée Debout pour un monde juste, une œuvre signée par l’illustratrice Nancy Roberge.

Pensée comme un outil de sensibilisation destiné principalement aux jeunes, cette publication invite à réfléchir aux grandes crises contemporaines et à la nécessité renouvelée de la solidarité entre les peuples.

Au cœur de la bande dessinée se trouve Dalie, une jeune femme d’abord marquée par un sentiment d’impuissance face à l’état du monde. À travers son parcours, Nancy Roberge met en scène un malaise largement partagé, notamment chez les jeunes générations, confrontées à la multiplication des crises : urgence climatique, recul des droits humains, conflits armés et inégalités sociales.

«Je trouvais important de connecter à une réalité qui est un peu décourageante, où on se sent impuissant face à la situation dans le monde», explique l’auteure. L’objectif n’est pas de minimiser les obstacles, mais de montrer comment l’indignation et l’émotion peuvent devenir des moteurs d’engagement.»

Une invitation à la solidarité… par la bande dessinée (Photo Luc Allaire)

 

La bande dessinée s’inspire directement des États généraux de la coopération internationale, tenus en 2025, auxquels Nancy Roberge a participé à titre de facilitatrice graphique. Ces États généraux ont rassemblé près de 1500 personnes issues de la société civile d’ici et d’ailleurs, autour d’une réflexion collective sur l’avenir de la solidarité internationale. De cette démarche est née une déclaration d’engagement appelant à l’action commune, ici et maintenant. Debout pour un monde juste se veut une prolongation visuelle et narrative de ce travail collectif.

L’AQOCI dédie d’ailleurs cette bande dessinée à toutes celles et ceux qui agissent pour un monde plus juste. Une phrase résume l’esprit du projet : «L’impuissance, c’est croire qu’on est seul-e. La solidarité, c’est comprendre qu’on ne l’a jamais été». À travers différentes situations, notamment celle d’un travailleur migrant temporaire qui ne parle qu’espagnol, la BD met en lumière des injustices souvent invisibles, parfois très proches de nous. «Il y a des abus de droits humains dans nos municipalités, sans qu’on en ait toujours conscience », souligne Nancy Roberge.

Destinée aux élèves du secondaire, du cégep — et potentiellement au-delà —, la bande dessinée se présente comme un déclencheur de discussion. « La BD est un outil pour démarrer la conversation. Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait, comment on l’anime », insiste l’auteure.

Il est possible de commander des exemplaires de cette bande dessinée à l’AQOCI, elle est également accessible en ligne.

Par son approche visuelle éclatée, inspirée de la facilitation graphique, et par les pistes d’action proposées — partager de l’information vérifiée, s’informer auprès de sources fiables, modifier ses habitudes de consommation, signer des pétitions, participer à des ateliers de sensibilisation, faire du bénévolat —, Debout pour un monde juste rappelle que les luttes sont interconnectées et que chaque geste compte. Dans un contexte de désengagement croissant de certains États envers l’aide internationale, cette bande dessinée propose un message clair : la solidarité n’est pas une option, mais une nécessité.

Luc Allaire

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Course de Longueuil : 5e année!

Encore cette année, les membres, les familles et ami.es de l’AQANU participeront au marathon de Longueuil le dimanche 17 mai au Colisée Jean-Béliveau.

À l’instar de notre jeune athlète, Maeva Lincey Almanor, il est possible de participer à l’une ou l’autre des épreuves suivantes :

Course 1km : 25 $

Course 2km : 30 $

Course ou marche 5km : 45 $

Maeva Lincey Almanor a participé à la course pour l’AQANU l’an dernier. (Photo Courses thématiques Longueuil)

 

Nous rappelons que l’activité a pour objectif de recueillir des fonds pour le financement des cantines scolaires de Torbeck.

Si vous souhaitez vous inscrire à la course, vous pouvez communiquer avec Jean Emmanuel Leon :

jeanemmanuell@yahoo.fr

ou Danielle Marcotte : dmarcotte87@gmail.com

Le paiement de la course se fait par virement Interac auprès de : tresorerie@aqanu.org

Merci pour votre soutien.

Danielle Marcotte pour AQANU Montréal

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Des coupes… des préoccupations

Même si l’AQANU n’est présentement pas affectée par les coupes annoncées par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF), elle partage les préoccupations exprimées par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) dont elle fait partie.

Cela parce que l’AQANU a déjà profité du soutien financier du ministère pour des projets d’hydroponie et d’aquaponie à Fort Liberté et parce que les coupes affligent des organismes œuvrant en Haïti.

Quelques jours avant Noël, le ministère annonçait qu’il ne disposait pas du budget nécessaire pour verser la totalité de la deuxième tranche de subvention du programme Québec sans frontières (QSF), ne pouvant ainsi honorer des ententes dûment signées.

Cette décision met en péril la poursuite de projets pour lesquels des organismes de coopération internationale se sont déjà engagés avec leurs partenaires à l’étranger.

Deux semaines plus tard, l’AQOCI rencontrait le ministre Christopher Skeete afin de discuter avec lui des incidences des coupes dans le programme, non seulement dans les projets au Sud, mais aussi dans les organisations d’ici.

La directrice générale de l’AQOCI, Michèle Asselin, a rappelé au ministre que les organisations de coopération internationale du Québec sont présentes dans 86 pays.

À l’international, des milliers de personnes vulnérables, notamment en Haïti, au Tchad, au Guatemala, au Maroc et en République démocratique du Congo (RDC), voient s’éteindre des initiatives essentielles d’accès à la justice, aux soins de santé critiques, de protection contre la violence ou de participation citoyenne, pouvait-on lire dans La Presse. (https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2026-01-07/solidarite-internationale/quebec-doit-respecter-ses-engagements-contractuels.php)

«Dans le contexte international actuel, marqué par les conflits, les crises humanitaires, les changements climatiques et la montée des inégalités, notre réseau possède une expertise terrain reconnue et une analyse fine de ces enjeux complexes», a souligné Mme Asselin.

Une deuxième rencontre avec le ministre devait avoir lieu, mais au moment d’écrire ces lignes, elle ne s’était pas encore tenue.

On peut consulter les communiqués de presse de l’AQOCI sur le Web : https://aqoci.qc.ca/medias/#communiques

Hélène Ruel

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Pour vivre en Haïti, il faut «s’armer»… de courage

Si la «solution» se doit d’être haïtienne avec et pour les Haïtiens, le pays a besoin de toutes sortes de supports. «Haïti a besoin de vous, du soutien de coopérateurs comme vous», a déclaré un professeur de philosophie de l’Université Notre-Dame en Haïti.

Lui et quelques autres intervenants haïtiens ont participé à la rencontre en visioconférence de Concertation Haïti, organisée le 28 janvier dernier par l’AQOCI.

Un premier de ces échanges sur Haïti avait porté sur les femmes et l’agriculture, le prochain s’attardera aux jeunes, à la défense du territoire et à l’environnement.

Animée par la directrice générale de l’AQOCI, Michèle Asselin, la rencontre de janvier a réuni une trentaine de participants, surtout des gens d’organisations de coopération internationale (OCI). Concertation Haïti se compose par ailleurs de syndicats et d’organismes de la diaspora.

 

En première partie, il s’agissait de décrire l’actuelle conjoncture en Haïti, complexifiée par la cherté de la vie, l’absence de contrôle de l’État, les enlèvements, la violence, la difficulté de circuler dans le pays. «On doit vivre dans la complexité, s’armer de courage, puiser dans ses ressources naturelles»… de résilience, a-t-on dit.

Les yeux haïtiens, et étrangers pourrait-on ajouter, sont tournés vers la fin du mandat du conseil présidentiel provisoire, son mandat s’achevant le 7 février. C’est ce conseil qui devait rétablir la sécurité dans le pays et organiser des élections. Force est de constater qu’il n’a pu réaliser son mandat.

«En Haïti, la politique est un gâteau. Chacun veut sa part et s’il ne l’a pas, il gâte la sauce.» Le souci du bien commun ne figure pas dans la mire des politiciens. «Ils font leur fortune sur le chaos.»

En deuxième partie, la rencontre a donné la parole aux fonctionnaires d’Affaires mondiales Canada (AMC) et du ministère québécois des Relations internationales et de la Francophonie.

 

À AMC, la question a été posée concernant l’efficacité et les résultats obtenus alors que des centaines de millions de dollars ont été investis depuis plusieurs années par le Canada dans la formation policière et judiciaire. Une réflexion s’impose, ont répondu les porte-parole d’AMC. Reste que pour le gouvernement canadien, il n’est pas question de désengagement à l’égard d’Haïti, le pays se trouvant dans un état critique.

«Le peuple haïtien veut la sécurité pour marcher, faire taire les pistolets et les armes», a dit un intervenant haïtien. (Photo Hélène Ruel)

«Il y a ce qu’on appelle la «fatigue Haïti»; c’est un défi de ne pas abandonner.»

Le rétablissement de la sécurité avec la participation à la mission de répression des gangs, les enjeux de gouvernance, le soulagement des souffrances, la défense des droits de la personne (impunité), faire en sorte qu’Haïti demeure sur l’agenda international constituent les axes d’intervention du Canada.

Du côté du MRIF, il a évidemment été question des coupes budgétaires que doivent essuyer certaines organisations, lesquelles devront mettre fin prématurément à des projets.

Michèle Asselin a parlé de l’onde de choc, de la stupéfaction que cette annonce a causée.

Un représentant d’une des organisations affectées (quatre au total) a dit que la coupe représentait une somme de 500 000 $, une goutte d’eau dans le budget du gouvernement du Québec. Il craint que ce non-respect d’ententes dûment signées par le MRIF engendre une perte de confiance à l’égard du Québec.

Le porte-parole du MRIF dit comprendre la colère des organisations. Tous les ministères ont dû s’astreindre à des compressions budgétaires, a-t-il souligné. «En ce qui concerne le plan Haïti, nous serons en mesure de livrer l’argent pour l’année qui vient.»

Avant d’aborder ces coupes, il a dressé un bilan du soutien du gouvernement québécois en Haïti, évoquant dix projets (devant être rendus publics incessamment) proposés par les organismes de la diaspora, d’autres projets soutenus par le ministère de l’Éducation et le ministère de la Santé et des Services sociaux et le projet AGIR du CECI.

Au MRIF, on a la volonté de soutenir Haïti, «à la hauteur de nos moyens», a conclu son porte-parole.

Hélène Ruel

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L’AQANU… et le bénévolat, utiles en Haïti

L’ex-sénatrice Marie-Françoise Mégie n’a eu que de bons mots à l’égard de l’AQANU-Outaouais, elle qui, pour la première fois, participait à son assemblée générale annuelle. L’AQANU-Outaouais la connaît toutefois très bien puisqu’elle a honoré de sa présence les convives du très couru déjeuner printanier de l’Association.

C’est d’ailleurs Mme Mégie qui prononcera la conférence lors du prochain déjeuner le samedi 2 mai 2026. «Le bénévolat, un espoir pour Haïti» constituera le fil conducteur de son allocution.

En 2019, la sénatrice l’honorable Marie-Françoise Mégie avait participé à l’annuel déjeuner de l’AQANU-Outaouais. On la reconnaît ici en compagnie du président de l’AQANU, Dr Emilio Bazile. (Photo Hélène Ruel

 

Médecin, Haïtienne d’origine, celle qui avait été nommée sénatrice en 2016, n’a, semble-t-il, pas retraité de son engagement bénévole.

Elle a félicité l’AQANU-Outaouais pour toutes les activités qu’elle organise, sachant très bien à quel point il est difficile d’amasser des fonds.

Et par les rapports de la présidente régionale, Gertha Janvier-Décoste et du trésorier Gilles Lavoie, on a pu prendre la mesure des efforts que l’AQANU-Outaouais déploie pour recueillir l’argent nécessaire à soutenir ses projets en Haïti.

Pour se donner une idée de l’engagement des bénévoles, la présidente a passé en revue les activités auxquelles l’AQANU s’est associée ainsi que les revenus qu’elle en a tirés.

Ainsi, la vente de boissons à deux éditions (les deux éditions s’étant déroulées au cours de l’année financière de l’AQANU) du Festival des montgolfières de Gatineau a rapporté 9270 $; les trois barrages routiers qu’ont érigés les bénévoles ont rapporté 2998 $; la vente de billets de tirage des Chevaliers de Colomb a généré 1600 $ pour l’AQANU; l’annuel déjeuner sous la nouvelle direction de Julie Ruel a rapporté 7350 $.

Trois projets ont nécessité le soutien financier de l’AQANU-Outaouais au cours de l’année 2024-2025.

Le plus important en termes d’investissements reste celui des TIC-BAI (Technologies de l’information et des communications avec la Boîte à innovation). Il consiste à former le personnel enseignant à offrir ses cours à distance en produisant des vidéos éducatives. Amorcé à l’École de formation professionnelle Mark Gallagher (ÉFPMG), le projet rejoint maintenant l’École Sainte-Thérèse de Pont-Roche, un autre établissement des Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST). Ce seul projet, sous la responsabilité de Marie Lissa Guérin, a nécessité près de 40 000 $.

Justement, l’ÉFPMG que les sœurs Joselène Mahotière et Marie-Jeanne Petit Jean codirigent depuis peu a pu rouvrir ses portes en janvier 2025. L’AQANU-Outaouais a remboursé la dette de l’établissement, 10 300 $, cette somme équivalant aux salaires impayés au personnel enseignant.

Enfin, l’AQANU-Outaouais a également soutenu un projet de prêts pour favoriser le commerce de produits agricoles dans la région de Papaye.

Pour la première fois, l’AQANU-Outaouais organisait son assemblée annuelle en mode hybride, en personne chez Véronique et Grégoire Ruel. (Photo Pierre Gosselin)

L’AQANU-Outaouais sait mobiliser et honorer le travail de ces gens qui participent aux activités de financement et à celles et ceux qui contribuent financièrement. Le trésorier Gilles Lavoie a indiqué que par son Club des 100, l’AQANU a recueilli un peu plus de 10 000 $. Il importe d’investir dans la jeunesse haïtienne, a-t-il souligné. Tous les étés, l’AQANU-Outaouais convie toutes ces personnes à un annuel pique-nique, histoire de souligner leur engagement.

La présidente a profité de la réunion pour remercier bénévoles et membres du comité, particulièrement Marie Lissa et Gilles, également Danielle Massicotte et Pierre Gosselin pour leur présence et leur constance.

Pour la première fois, l’assemblée annuelle se déroulait en mode hybride, de sorte que la table était mise pour un repas chez Véronique et Grégoire Ruel. D’aussi loin que de l’Alberta, du Panama et d’Uruguay, des membres ont pu assister à la rencontre.

L’occasion se prêtait pour souhaiter santé, joie, amour, espoir… et paix pour Haïti, l’AQANU lui étant toujours utile.

Tant en prologue qu’en conclusion, on a pu voir et entendre une vidéo du regretté artiste haïtien Mikaben chanter toutes les beautés de son pays (Haïti se), images à l’appui. Vidéo que l’on peut retrouver sur le Web : https://www.youtube.com/watch?v=BvW8BDyMBsQ&list=RDBvW8BDyMBsQ&start_radio=1

Hélène Ruel

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