L’ex-sénatrice Marie-Françoise Mégie n’a eu que de bons mots à l’égard de l’AQANU-Outaouais, elle qui, pour la première fois, participait à son assemblée générale annuelle. L’AQANU-Outaouais la connaît toutefois très bien puisqu’elle a honoré de sa présence les convives du très couru déjeuner printanier de l’Association.
C’est d’ailleurs Mme Mégie qui prononcera la conférence lors du prochain déjeuner le samedi 2 mai 2026. «Le bénévolat, un espoir pour Haïti» constituera le fil conducteur de son allocution.

En 2019, la sénatrice l’honorable Marie-Françoise Mégie avait participé à l’annuel déjeuner de l’AQANU-Outaouais. On la reconnaît ici en compagnie du président de l’AQANU, Dr Emilio Bazile. (Photo Hélène Ruel
Médecin, Haïtienne d’origine, celle qui avait été nommée sénatrice en 2016, n’a, semble-t-il, pas retraité de son engagement bénévole.
Elle a félicité l’AQANU-Outaouais pour toutes les activités qu’elle organise, sachant très bien à quel point il est difficile d’amasser des fonds.
Et par les rapports de la présidente régionale, Gertha Janvier-Décoste et du trésorier Gilles Lavoie, on a pu prendre la mesure des efforts que l’AQANU-Outaouais déploie pour recueillir l’argent nécessaire à soutenir ses projets en Haïti.
Pour se donner une idée de l’engagement des bénévoles, la présidente a passé en revue les activités auxquelles l’AQANU s’est associée ainsi que les revenus qu’elle en a tirés.
Ainsi, la vente de boissons à deux éditions (les deux éditions s’étant déroulées au cours de l’année financière de l’AQANU) du Festival des montgolfières de Gatineau a rapporté 9270 $; les trois barrages routiers qu’ont érigés les bénévoles ont rapporté 2998 $; la vente de billets de tirage des Chevaliers de Colomb a généré 1600 $ pour l’AQANU; l’annuel déjeuner sous la nouvelle direction de Julie Ruel a rapporté 7350 $.
Trois projets ont nécessité le soutien financier de l’AQANU-Outaouais au cours de l’année 2024-2025.
Le plus important en termes d’investissements reste celui des TIC-BAI (Technologies de l’information et des communications avec la Boîte à innovation). Il consiste à former le personnel enseignant à offrir ses cours à distance en produisant des vidéos éducatives. Amorcé à l’École de formation professionnelle Mark Gallagher (ÉFPMG), le projet rejoint maintenant l’École Sainte-Thérèse de Pont-Roche, un autre établissement des Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST). Ce seul projet, sous la responsabilité de Marie Lissa Guérin, a nécessité près de 40 000 $.
Justement, l’ÉFPMG que les sœurs Joselène Mahotière et Marie-Jeanne Petit Jean codirigent depuis peu a pu rouvrir ses portes en janvier 2025. L’AQANU-Outaouais a remboursé la dette de l’établissement, 10 300 $, cette somme équivalant aux salaires impayés au personnel enseignant.
Enfin, l’AQANU-Outaouais a également soutenu un projet de prêts pour favoriser le commerce de produits agricoles dans la région de Papaye.

Pour la première fois, l’AQANU-Outaouais organisait son assemblée annuelle en mode hybride, en personne chez Véronique et Grégoire Ruel. (Photo Pierre Gosselin)
L’AQANU-Outaouais sait mobiliser et honorer le travail de ces gens qui participent aux activités de financement et à celles et ceux qui contribuent financièrement. Le trésorier Gilles Lavoie a indiqué que par son Club des 100, l’AQANU a recueilli un peu plus de 10 000 $. Il importe d’investir dans la jeunesse haïtienne, a-t-il souligné. Tous les étés, l’AQANU-Outaouais convie toutes ces personnes à un annuel pique-nique, histoire de souligner leur engagement.
La présidente a profité de la réunion pour remercier bénévoles et membres du comité, particulièrement Marie Lissa et Gilles, également Danielle Massicotte et Pierre Gosselin pour leur présence et leur constance.
Pour la première fois, l’assemblée annuelle se déroulait en mode hybride, de sorte que la table était mise pour un repas chez Véronique et Grégoire Ruel. D’aussi loin que de l’Alberta, du Panama et d’Uruguay, des membres ont pu assister à la rencontre.
L’occasion se prêtait pour souhaiter santé, joie, amour, espoir… et paix pour Haïti, l’AQANU lui étant toujours utile.
Tant en prologue qu’en conclusion, on a pu voir et entendre une vidéo du regretté artiste haïtien Mikaben chanter toutes les beautés de son pays (Haïti se), images à l’appui. Vidéo que l’on peut retrouver sur le Web : https://www.youtube.com/watch?v=BvW8BDyMBsQ&list=RDBvW8BDyMBsQ&start_radio=1
Hélène Ruel