Le 50e dans les Bois-Francs… et un nouveau président

Texte tiré du Cyber-bulletin 13.5 de l’AQANU

Faute de pouvoir organiser en ses murs une fête du 50e anniversaire, en raison de la menace de COVID, l’AQANU-Bois-Francs tenait une conférence de presse le 13 décembre dernier. Une façon pour l’Association d’honorer ses fondateurs ainsi que les personnes ayant présidé l’AQANU nationale au cours des années.

Ainsi, Roland Gingras et Robert Arsenault, deux des signataires de la charte, ont participé à la conférence, tous deux toujours prêts à se remémorer avec plaisir les premiers moments de l’AQANU, même sa genèse avant 1972.

Ricardo Dorcal. Huguette Turcotte-Laflamme et Reginald Sorel s’y trouvaient également, ayant, tour à tour présidé l’AQANU nationale : de 1989 à 1995 pour le premier, de 1995 à 2015 pour la deuxième et de 2015 à 2019 pour le troisième.

Huguette Turcotte-Laflamme, entourée de Robert Arsenault et Roland Gingras et, derrière eux, Reginald Sorel, Ricardo Dorcal et Richardson Eugène. (Photo Annick Racine)

L’occasion était opportune de présenter le nouveau président d’AQANU-Bois-Francs, Richardson Eugène. Le comité Bois-Francs se compose par ailleurs d’Annick Racine, Sylvain Chartier, Reginald Sorel et Hélène Ruel.

Un article a résulté de cette conférence de presse qu’on peut lire au https://www.lanouvelle.net/actualite/laqanu-fete-ses-50-ans-contre-vents-et-ravines/

Haïti… à distance

«Comment vivez-vous à distance ce qui se passe actuellement dans votre pays d’origine?», a demandé la journaliste Manon Toupin à Ricardo Dorcal et Richardson Eugène.

«On dirait un puits sans fond», a répondu, d’emblée Ricardo, se souvenant de l’époque où il vivait en Haïti et, ensuite pour l’AQANU, s’y rendait régulièrement. «J’y allais sans peur.» Aujourd’hui, les gangs criminalisés sèment la terreur.

Il dit qu’il faut, en dépit de tout, continuer à aider et que l’AQANU ne fait pas affaire avec des individus, mais avec des petites organisations paysannes.

«C’est une situation stressante et triste», a déclaré Richardson, précisant que ses parents vivaient toujours en Haïti et qu’il était impensable de leur demander de se déraciner puisqu’ils étaient âgés. Dans leur village, leur entraide et leur esprit communautaire leur servent en quelque sorte de protection.

Un confrère de classe lui a déjà dit que «la peur faisait la paix», faisant référence à l’époque de la dictature Duvalier. «Tu marchais les fesses serrées, comme on dirait au Québec.»

Aujourd’hui, à la peur s’est ajoutée la désorganisation. «Port-au-Prince est un abattoir à ciel ouvert.»

Ricardo Dorcal et Richardson Eugène (Photo Hélène Ruel)

Richardson a dit que parfois, il n’écoutait plus les nouvelles tant elles étaient désespérantes sur la situation en Haïti. «Je n’écoute pas ce qui se dit, mais je sais ce qui se passe!», a-t-il ajouté, ne cachant pas son inquiétude. Reste qu’il maintient son engagement à l’AQANU, responsable du projet d’élevage de cabris du partenaire haïtien SOJETHO pour lequel la Fondation internationale Roncalli a alloué une aide de 35 000 $.

Hélène Ruel

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