Des enfants debout et sur la ligne de départ pour Haïti

La situation de crise qui sévit en Haïti ne laisse pas indifférents des enfants immigrants haïtiens au Québec. À l’occasion du traditionnel Marathon de Longueuil qui aura lieu le dimanche 18 mai, plusieurs d’entre eux vont marcher ou courir en solidarité aux milliers d’enfants qui ne peuvent plus aller à l’école à cause de l’insécurité.

Certains promettent de courir plus vite si cela peut aider les enfants haïtiens à manger et à aller à l’école. (Photo Lise Francesca Dunéant)

 

Jovany Louis fait partie d’une cohorte d’enfants haïtiens qui vont participer au Marathon de Longueuil le 18 mai 2025. Il est motivé et mobilisé à courir 2 km en solidarité aux enfants qui n’ont pas la possibilité d’aller à l’école à cause de l’insécurité et de la misère qui ruinent le pays. «Cela me fait de la peine d’entendre qu’il y a tellement d’enfants qui vivent dans des conditions si difficiles, sans accès à la nourriture, aux soins de santé, aux loisirs et sans accès à l’école. C’est dur à imaginer», déplore le jeune ado de 13 ans en secondaire 1, l’équivalent de la 7e année fondamentale en Haïti.

Jonathan St Fleur a 11 ans. Lui aussi, il trouve que c’est triste la vie que mènent ces enfants. «Je me demande comment je pourrais vivre dans de pareilles conditions. Ici, Je vais à l’école en toute tranquillité. Je mange, je bois, je m’amuse. Je prie pour les enfants en Haïti. Mais je veux courir dans l’espoir de contribuer à ma façon pour les aider», dit-il.

À la date du 17 avril 2025, UNICEF estimait à plus d’un million d’enfants en insécurité alimentaire extrême en Haïti. Ce qui voudrait dire des milliers d’enfants qui se lèvent et se couchent la plupart du temps le ventre vide. Ça fait beaucoup de peine à Noah Louigène qui vit paisiblement avec ses parents à Laval. «Je pense à ces enfants. Je vais courir en solidarité avec eux. Je n’ai pas beaucoup d’argent dans mon Piggy Bank, mais je vais quand prendre un petit peu pour envoyer en Haïti», déclare le petit garçon de 9 ans qui sera à 3e participation au Marathon de Longueuil.

Pour Frantz et Robert Emmanuel Léon et Dylan Almanor, courir n’est pas un simple défi physique : c’est un devoir de mémoire, pour ne pas oublier d’où l’on vient.

Un devoir moral, pour transformer leurs privilèges en responsabilité.

Leurs parents leur parlent souvent d’Haïti. (Photo Lise Francesca Dunéant)

 

«Nos parents nous parlent souvent d’Haïti, de leur enfance marquée par les défis. Quand nous avons appris que là-bas, des enfants manquent parfois de nourriture pour aller à l’école, nous avons trouvé que c’est une bonne idée de courir pour les aider. Nous aimons courir, Et si ça peut aider un autre enfant à manger et à aller à l’école, alors je vais courir encore plus vite !»

Jean Max St-Fleur et Jean Emmanuel Léon

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