L’AQANU continue de se battre pour Haïti

Président de l’AQANU nationale, Dr Emilio Bazile a également fait référence à la tragédie survenue dans la ville de Mirebalais où deux religieuses des Petites sœurs de Sainte-Thérèse ont perdu la vie aux mains des bandits.

La présidente de l’AQANU-Outaouais, Gertha Janvier Décoste, a lu l’allocution du président, ce dernier ne pouvant être présent à l’annuel déjeuner de l’AQANU-Outaouais.

La présidente de l’AQANU-Outaouais, Gertha Janvier Décoste, a lu l’allocution du président de l’AQANU nationale, Dr Emilio Bazile. (Capture d’écran)

Ainsi, devant les quelque 200 convives, par la voix de Mme Janvier Décoste, Dr Bazile a rappelé que depuis janvier, les morts se comptent par milliers (plus de 4500 personnes) et que 490 000 ont dû quitter leur maison que les gangs occupent ou incendient. Il a d’ailleurs souligné que c’était le cas de sa propre maison où habitaient sa nièce et sa famille.

«Toutes les institutions sont détruites ou fermées comme l’hôpital universitaire où j’ai fait ma pratique médicale, le palais de justice, les écoles secondaires de l’état, les écoles privées et congrégationnistes des religieuses de la Sagesse. Des filles de Marie ont eu la vie sauve parce qu’elles sont parties de leurs maisons. Les facultés de médecine, de génie et des sciences sont toutes fermées, abandonnées, ainsi que les institutions gouvernementales.»

L’École de formation professionnelle Mark Gallagher de l’AQANU a été occupée par les bandits.

«Nous avons acheminé une lettre et rencontré le député Steven MacKinnon, leader parlementaire du gouvernement et maintenant  ministre du Travail et de la Famille à Gatineau et membre bénévole de l’AQANU, lui demandant de la remettre au premier ministre Trudeau.»

La situation est pire depuis l’arrivée des contingents de police du Kenya et des militaires du Guatemala et de la Jamaïque, a déploré Dr Bazile.

Finalement, l’École de formation professionnelle a pu rouvrir ses portes.

En dépit de tout, le président de l’AQANU a répété que le peuple haïtien, que le pays ne mourra pas.

«Ainsi l’AQANU, comme vous savez, travaille avec les populations paysannes qui ne sont pas à Port-au-Prince. Les paysans travaillent à Rivière Froide, à Papaye Hinche (St Arlandes), à Corail (Grand’Anse), à Fonds-Baptiste, à Fort Liberté dans le nord-est. Nos réunions du conseil d’administration ont lieu chaque mois, l’assemblée générale annuelle a eu lieu en novembre.» Le président a rappelé l’existence des quatre comités régionaux de l’AQANU, Montréal, Outaouais, Granby et Bois-Francs, lesquels s’activent à amasser des fonds.

Il a également évoqué la démarche de planification stratégique orchestrée par Grégoire Ruel, ce plan devant renouveler celle adoptée en 2010.

Il a conclu son allocution en disant qu’avec l’aide des bénévoles et donateurs, «nous continuons les batailles du développement et nous réussissons».

Hélène Ruel

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