L’AQANU-Bois-Francs a pu manifester sa présence lors du goûter et de la ciné-causerie sur Haïti, activité organisée par Solidarité Nord-Sud des Bois-Francs marquant les Journées québécoises de la solidarité internationale.

L’AQANU-Bois-Francs a pu se présenter à l’auditoire du souper et de la causerie de Solidarité Nord-Sud Bois-Francs. (Photo Hélène Ruel)
Devant quelque 70 personnes, l’AQANU a ainsi présenté brièvement son histoire, sa mission, quelques-uns de ses projets.
Animée par Danielle LeBlanc, la soirée s’est amorcée par un repas typiquement haïtien et s’est conclue par un échange avec le cinéaste Joseph Hillel à la suite de la projection de son documentaire Koutkekout.

Joseph Hillel en conversation avec Danielle LeBlanc après la projection de son film. (Photo Hélène Ruel)
Il a mis trois ans à réaliser son film, fixant sa caméra sur les artistes qui, chaque année, en dépit du chaos affligeant Haïti, organisent à Port-au-Prince, le fameux Festival Quatre Chemins. Il en est à sa 22e édition cette année!
Ce Festival offre des prestations pluridisciplinaires : musique, théâtre, danse, poésie. Le documentaire filme les répétitions, les échanges entre les artistes. Hillel capte leurs témoignages et démontre que la culture s’impose comme un acte de résistance.
Lui-même originaire de Port-au-Prince, Montréalais d’adoption, le réalisateur croit en vigueur de la culture haïtienne et il craint moins pour celle-là que pour la culture québécoise.
Il a voulu montrer des images autres que celles que véhiculent les médias à propos d’Haïti. Certes, son documentaire s’ouvre avec des sons typiquement haïtiens comme des aboiements de chiens, des chants de coqs… et des détonations. Certes, il montre quelques hommes armés ouvrant des portes, mais il ne s’attarde pas à illustrer le climat de violence dans lequel vit, entre autres, la population de la capitale haïtienne.
Parmi les voix marquantes de ce film, il y a celle de Franckétienne un géant de la culture haïtienne, écrivain, poète, musicien, philosophe, peintre, sculpteur, décédé en février dernier.
Koutkekout a été présenté à l’international, notamment à Amsterdam et au Festival de films caribéens de Miami.
Hillel n’en a pas fini de revisiter son pays d’origine, lui aussi, comme le directeur artistique du Festival Quatre Chemins, fier de son «haïtienneté». Au début de 2026, on s’attend à voir son film sur l’immigration haïtienne au Québec, portant probablement le titre «Tricotés serrés crépus».
En attendant, on peut voir son Koutkekout au https://www.natyf.com/programmes_detail/34
Hélène Ruel
