Appuyée financièrement et, ajoute-t-elle, «fraternellement» par l’AQANU, la Fondation victoriavilloise Jacques et Michel Auger, la Fédération de l’enseignement collégial (FEQ-CSQ) et Paul Fuhs du Comité de l’Église Our Lady of Nazareth(Virginia), sœur Marie Mamoune Maurice a pu soutenir sa thèse à l’Université Laval à la mi-novembre. «Tout s’est bien passé pour la plus grande gloire de Dieu», a-t-elle écrit.
D’ici quelques semaines, la religieuse haïtienne de la congrégation des Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST) obtiendra enfin son doctorat au terme d’un long parcours.

Sœur Marie Mamoune Maurice entourée des membres du jury de l’Université Laval. (Photo Université Laval)
«C’est un parcours exceptionnel et riche en aventures. Un parcours semé d’embûches : santé précaire, marqué par le deuil, le stress, la solitude causés par la pandémie et la crise sociopolitique d’Haïti. Un parcours truffé de succès en termes d’apprentissage, de développement professionnel et personnel, d’ouverture au monde extérieur et scientifique», écrit-elle.
Faisant écho à sa thèse* sur les facteurs de réussite scolaire, sœur Mamoune souhaite que son doctorat soit mis au profit de l’éducation spécialement dans les milieux les plus vulnérables.
«Ma passion c’est de voir une école haïtienne où tous les élèves puissent réussir. Je m’enthousiasme de pouvoir réfléchir sur un enjeu majeur d’Haïti «la réussite scolaire» et je suis déterminée à aller jusqu’au bout. Je compte faire une carrière en recherche scientifique tout en rejoignant des groupes qui réfléchissent sur l’Éducation dans les pays du Sud.» Et elle fait allusion à des groupes canadiens, français et haïtiens.
Avec un collègue, elle travaille à un projet pour faire de l’école un espace de travail sécurisant et bienveillant favorisant la réussite des élèves, un projet de trois ans dans deux ou trois écoles de sa congrégation des PSST en Haïti.
Hélène Ruel
* sœur Marie Mamoune Maurice nous résume sa thèse dans un article publié en page 8 du Magazine AQANU 16.4 de décembre 2025.